Difference between revisions of "Il est honteux de le dire"

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|Titre=Il est honteux de le dire (Стыдно сказатъ - Stydno skazat’)
 
|Titre=Il est honteux de le dire (Стыдно сказатъ - Stydno skazat’)
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|Année de production=1930
 
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|Format film=35 mm
 
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|Société de production=Sovkino  
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|Administration de la notice=Alexandre Sumpf
 
|Administration de la notice=Alexandre Sumpf
 
|Durée=55
 
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|Générique Principal=Thème fourni par T. P. Trifonov  - Opérateur : M. Gindin - Coréalisateur : K. Oganesov - Assistants : N. Belousov, K. Judin
 
 
|Sujet=<translate>Le film cherche à briser le tabou sur la syphilis en poussant les malades à se faire soigner et à se déclarer afin d’enrayer la propagation de l’épidémie.</translate>
 
|Sujet=<translate>Le film cherche à briser le tabou sur la syphilis en poussant les malades à se faire soigner et à se déclarer afin d’enrayer la propagation de l’épidémie.</translate>
 
|Sujets médico-sanitaires évoqués=syphilis
 
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|Résumé=<translate>Dans un port, des marins soviétiques se préparant à une compétition de navigation sont sensibilisés à la question des maladies vénériennes – par l’intermédiaire d’une brochure. Ces marins, en dépit de la mise à disposition au club de l’Armée de tous les loisirs raisonnables possibles, fréquentent à terre des lieux de débauche. Le marin Ivanov, infecté par la maladie, se refuse à l’inspection sanitaire et contamine sa fiancée ; honteux, il se suicide. Au contraire, son collègue Bakine comprend qu’il doit se soigner. Il se soumet au verdict du vénérologue, suit un traitement et est pardonné par sa femme, miraculeusement non contaminée. La fin du film met en scène un procès d’agitation sanitaire (sansud) organisé par les marins contre leurs camarades accusés de propager l’infection et de nuire à l’armée en refusant de se soigner. </translate>
 
|Résumé=<translate>Dans un port, des marins soviétiques se préparant à une compétition de navigation sont sensibilisés à la question des maladies vénériennes – par l’intermédiaire d’une brochure. Ces marins, en dépit de la mise à disposition au club de l’Armée de tous les loisirs raisonnables possibles, fréquentent à terre des lieux de débauche. Le marin Ivanov, infecté par la maladie, se refuse à l’inspection sanitaire et contamine sa fiancée ; honteux, il se suicide. Au contraire, son collègue Bakine comprend qu’il doit se soigner. Il se soumet au verdict du vénérologue, suit un traitement et est pardonné par sa femme, miraculeusement non contaminée. La fin du film met en scène un procès d’agitation sanitaire (sansud) organisé par les marins contre leurs camarades accusés de propager l’infection et de nuire à l’armée en refusant de se soigner. </translate>
 
|Contexte=<translate>En 1917, la population se retrouve affaiblie par quatre années de guerres et de privations, une situation que la guerre civile, la famine et les épidémies ne font qu’empirer. Entre 1918 et 1920, par exemple, on estime entre 16 et 23 millions le nombre de malades du typhus, dont 3 à 5 seraient décédés. Dès l’origine du régime se met en branle un hygiénisme utopique, mêlant aspects physiques, intellectuels et moraux : une vie ordonnée doit façonner des corps sains et des citoyens heureux, politiquement éduqués, productifs. (Tricia Starks, The Body Soviet. Propaganda, Hygiene and the Revolutionary State, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, chap. 1 : « Revolution. Destruction, Cleansing and Creation », p. 12-36.)La force du corps crée censément un équilibre qui permet à l’individu d’effectuer le choix rationnel du socialisme, et aussi attester les succès de la révolution. L’ensemble du système d’éducation populaire se voit mis à contribution pour faire la propagande d’un nouveau style de vie gouverné par la propreté (logement et travail, vêtements et alimentation), inséparable d’un comportement irréprochable et modèle. Les hygiénistes sociaux concentrent leurs attaques contre les « maladies sociales ». Sous leur influence, les films d’éducation sanitaire insistent sur l’enjeu sexuel (syphilis, avortement), la tuberculose (maladie du prolétaire urbain par excellence, en particulier dans la Russie d’après la guerre civile), et l’alcoolisme, relié lui à la superstition.
 
|Contexte=<translate>En 1917, la population se retrouve affaiblie par quatre années de guerres et de privations, une situation que la guerre civile, la famine et les épidémies ne font qu’empirer. Entre 1918 et 1920, par exemple, on estime entre 16 et 23 millions le nombre de malades du typhus, dont 3 à 5 seraient décédés. Dès l’origine du régime se met en branle un hygiénisme utopique, mêlant aspects physiques, intellectuels et moraux : une vie ordonnée doit façonner des corps sains et des citoyens heureux, politiquement éduqués, productifs. (Tricia Starks, The Body Soviet. Propaganda, Hygiene and the Revolutionary State, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, chap. 1 : « Revolution. Destruction, Cleansing and Creation », p. 12-36.)La force du corps crée censément un équilibre qui permet à l’individu d’effectuer le choix rationnel du socialisme, et aussi attester les succès de la révolution. L’ensemble du système d’éducation populaire se voit mis à contribution pour faire la propagande d’un nouveau style de vie gouverné par la propreté (logement et travail, vêtements et alimentation), inséparable d’un comportement irréprochable et modèle. Les hygiénistes sociaux concentrent leurs attaques contre les « maladies sociales ». Sous leur influence, les films d’éducation sanitaire insistent sur l’enjeu sexuel (syphilis, avortement), la tuberculose (maladie du prolétaire urbain par excellence, en particulier dans la Russie d’après la guerre civile), et l’alcoolisme, relié lui à la superstition.
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Les films sur la syphilis, l’hygiène maritale et les comportements sexuels, d’origine étrangère comme Oserons-nous nous taire (Oswald, Nero-Film, 1924) ou soviétique comme La Vérité de la vie (N. Karin, Goskino, 1925) rencontrent un large succès public. Il s’explique moins par la réponse des spectateurs aux stimuli de la propagande d’État que parce que les films abordent des sujets légers, voire grivois. Il n’empêche que le goût du public permet, au prix de certains compromis avec la morale soviétique, de toucher de larges couches de la population.</translate>
 
Les films sur la syphilis, l’hygiène maritale et les comportements sexuels, d’origine étrangère comme Oserons-nous nous taire (Oswald, Nero-Film, 1924) ou soviétique comme La Vérité de la vie (N. Karin, Goskino, 1925) rencontrent un large succès public. Il s’explique moins par la réponse des spectateurs aux stimuli de la propagande d’État que parce que les films abordent des sujets légers, voire grivois. Il n’empêche que le goût du public permet, au prix de certains compromis avec la morale soviétique, de toucher de larges couches de la population.</translate>
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|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>Le film s’achève par un procès d’agitation à thématique sanitaire (sansud), une sorte de pièce courte jouant un procès entre camarades – ici, les marins – sur un sujet d’actualité. Or l’auteur de la brochure montrée à l’écran au début du film, Boris Samoilovich Sigal, en est le plus grand spécialiste. Né en 1893, professeur à l’Académie de médecine Metchnikov de Leningrad jusqu’en 1959, il joue un rôle de passeur plus moral que technique et médical. Sigal est aussi le principal médecin critique des films d’éducation sanitaire à l’apogée du genre (1924-1926). Le sansud fait la part belle à l’amateurisme et prend le public à témoin. Sigal écrit pas moins de 13 pièces de ce type – sur la syphilis, la tuberculose, la mauvaise mère, le pionnier fumeur ou sur la guérisseuse au village. Genre populaire dont on recense au moins 130 titres dans les années 1920 (Julie A. Cassiday, The Enemy on Trial. Early Soviet Court on Stage and Screen, DeKalb, Northern Illinois University Press, 2000), le procès d’agitation tire ses origines des méthodes d’éducation populaire de la fin du tsarisme, de l’agitation politique bolchevique pendant la guerre civile, et de la culture ouvrière spontanée des proletkulty.</translate>
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>Le film s’achève par un procès d’agitation à thématique sanitaire (sansud), une sorte de pièce courte jouant un procès entre camarades – ici, les marins – sur un sujet d’actualité. Or l’auteur de la brochure montrée à l’écran au début du film, Boris Samoilovich Sigal, en est le plus grand spécialiste. Né en 1893, professeur à l’Académie de médecine Metchnikov de Leningrad jusqu’en 1959, il joue un rôle de passeur plus moral que technique et médical. Sigal est aussi le principal médecin critique des films d’éducation sanitaire à l’apogée du genre (1924-1926). Le sansud fait la part belle à l’amateurisme et prend le public à témoin. Sigal écrit pas moins de 13 pièces de ce type – sur la syphilis, la tuberculose, la mauvaise mère, le pionnier fumeur ou sur la guérisseuse au village. Genre populaire dont on recense au moins 130 titres dans les années 1920 (Julie A. Cassiday, The Enemy on Trial. Early Soviet Court on Stage and Screen, DeKalb, Northern Illinois University Press, 2000), le procès d’agitation tire ses origines des méthodes d’éducation populaire de la fin du tsarisme, de l’agitation politique bolchevique pendant la guerre civile, et de la culture ouvrière spontanée des proletkulty.</translate>
 
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate>La médecine st présentée comme une science, ses résultats devant être vulgarisés : dans la première bobine apparaît nettement à l’écran la brochure du docteur Sigal Les Maladies vénériennes, lue par l’un des marins. Dans une tradition ancienne, la maladie est elle-même présentée directement à l’écran, par le biais d’un gros plan sur un visage ravagé par la syphilis, volontairement choquant… même s’il est mis à distance par un dispositif de séance de cinéma dans le film lui-même. Enfin, la médecine s’incarne également dans ses praticiens et ses méthodes de détection et de soin, notamment lors de la visite médicale chez un vénérologue.</translate>
 
|Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?=<translate>La médecine st présentée comme une science, ses résultats devant être vulgarisés : dans la première bobine apparaît nettement à l’écran la brochure du docteur Sigal Les Maladies vénériennes, lue par l’un des marins. Dans une tradition ancienne, la maladie est elle-même présentée directement à l’écran, par le biais d’un gros plan sur un visage ravagé par la syphilis, volontairement choquant… même s’il est mis à distance par un dispositif de séance de cinéma dans le film lui-même. Enfin, la médecine s’incarne également dans ses praticiens et ses méthodes de détection et de soin, notamment lors de la visite médicale chez un vénérologue.</translate>
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Revision as of 09:55, 23 June 2016

 

Il est honteux de le dire (Стыдно сказатъ - Stydno skazat’)

Title Il est honteux de le dire (Стыдно сказатъ - Stydno skazat’)
Year of production 1930
Country of production 1955
Director(s) Pavel Armand
Scientific advisor(s)
Duration 55 minutes
Format Parlant - Couleur - 35 mm
Original language(s) Russe
Translated Old Norse
Production companies Sovkino
Archive holder(s) Gosfilmofond
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

Content

Theme

<translate>Le film cherche à briser le tabou sur la syphilis en poussant les malades à se faire soigner et à se déclarer afin d’enrayer la propagation de l’épidémie.</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>Dans un port, des marins soviétiques se préparant à une compétition de navigation sont sensibilisés à la question des maladies vénériennes – par l’intermédiaire d’une brochure. Ces marins, en dépit de la mise à disposition au club de l’Armée de tous les loisirs raisonnables possibles, fréquentent à terre des lieux de débauche. Le marin Ivanov, infecté par la maladie, se refuse à l’inspection sanitaire et contamine sa fiancée ; honteux, il se suicide. Au contraire, son collègue Bakine comprend qu’il doit se soigner. Il se soumet au verdict du vénérologue, suit un traitement et est pardonné par sa femme, miraculeusement non contaminée. La fin du film met en scène un procès d’agitation sanitaire (sansud) organisé par les marins contre leurs camarades accusés de propager l’infection et de nuire à l’armée en refusant de se soigner. </translate>

Context

<translate>En 1917, la population se retrouve affaiblie par quatre années de guerres et de privations, une situation que la guerre civile, la famine et les épidémies ne font qu’empirer. Entre 1918 et 1920, par exemple, on estime entre 16 et 23 millions le nombre de malades du typhus, dont 3 à 5 seraient décédés. Dès l’origine du régime se met en branle un hygiénisme utopique, mêlant aspects physiques, intellectuels et moraux : une vie ordonnée doit façonner des corps sains et des citoyens heureux, politiquement éduqués, productifs. (Tricia Starks, The Body Soviet. Propaganda, Hygiene and the Revolutionary State, Madison, University of Wisconsin Press, 2008, chap. 1 : « Revolution. Destruction, Cleansing and Creation », p. 12-36.)La force du corps crée censément un équilibre qui permet à l’individu d’effectuer le choix rationnel du socialisme, et aussi attester les succès de la révolution. L’ensemble du système d’éducation populaire se voit mis à contribution pour faire la propagande d’un nouveau style de vie gouverné par la propreté (logement et travail, vêtements et alimentation), inséparable d’un comportement irréprochable et modèle. Les hygiénistes sociaux concentrent leurs attaques contre les « maladies sociales ». Sous leur influence, les films d’éducation sanitaire insistent sur l’enjeu sexuel (syphilis, avortement), la tuberculose (maladie du prolétaire urbain par excellence, en particulier dans la Russie d’après la guerre civile), et l’alcoolisme, relié lui à la superstition.

Le vénérologue Fridland note dans son best-seller de 1927 sur la syphilis que des milliers de tracts et de brochures n’ont quasiment rien changé, même à Moscou. (L. S. Fridland, Za zakrytoj dver’ju. Zapiski vrača-venerologa, Paris, 1927, p. 105. Cité par F. L. Bernstein, cf. note suivante.)En l’absence des microscopes nécessaires au dépistage scientifique, c’est sur l’observation du docteur que repose la plupart du temps le diagnostic. (Cette médecine de proximité nourrit les Carnets d’un jeune médecin de Mikhaïl Boulgakov (Gallimard, Folio Bilingue, 2012)). En cette matière plus qu’en aucune autre, le secret médical se trouve repoussé par l’intrusion étatique dans la vie intime et la santé de ses citoyens. (Frances L. Bernstein, “Behind the Closed Doors. VD and Medical Secrecy in Early Soviet Medecine”, in F. L. Bernstein, C. Burton, D. Healey (eds), Soviet Medicine, p. 93-110.) Le ministre Semachko lui-même plaide pour son abolition complète et voit dans son maintien par des médecins inquiets de la réaction de leurs patients l’un des nombreux restes d’habitudes anciennes – en voie supposée d’éradication. Le nouveau code de la famille de 1926 contraint par son article 132 les futurs époux à se déclarer leurs problèmes de santé ; un décret de 1927 autorise les agents de santé à contrôler tout individu susceptible de porter une maladie contagieuse.

A Leningrad, en septembre 1926, l’affaire de l’allée Tchoubarov (Eric Naiman, Sex in Public. The Incarnation of Early Soviet Ideology, Princeton University Press, 1997, p. 250-288) déchaîne le scandale. Certains des 40 violeurs de la jeune Lioubov B., torturée des heures durant, sont des membres du Komsomol, censés exemplaires mais au contraire débauchés. Ce qui choque est que ce ne sont pas de jeunes communistes ruraux, mais ceux de la capitale révolutionnaire, jeunes ouvriers de l’usine Kooperator. La campagne de presse, très virulente, ne lésine pas sur les détails les plus sordides rappelant le goût gothique d’un Eugène Sue et s’acharne contre le « tchoubarovisme ». Les éditoriaux de Smena assimilent sans hésiter le « hooliganisme » à une maladie infectieuse qui doit être éradiquée. A l’issue d’un procès public où ce périodique publié par le Komsomol se porte même partie civile, la justice prononce 7 peines de mort, et inflige 10 ans de prison à trois coupables, huit années à trois autres.

Les films sur la syphilis, l’hygiène maritale et les comportements sexuels, d’origine étrangère comme Oserons-nous nous taire (Oswald, Nero-Film, 1924) ou soviétique comme La Vérité de la vie (N. Karin, Goskino, 1925) rencontrent un large succès public. Il s’explique moins par la réponse des spectateurs aux stimuli de la propagande d’État que parce que les films abordent des sujets légers, voire grivois. Il n’empêche que le goût du public permet, au prix de certains compromis avec la morale soviétique, de toucher de larges couches de la population.</translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>Le film s’achève par un procès d’agitation à thématique sanitaire (sansud), une sorte de pièce courte jouant un procès entre camarades – ici, les marins – sur un sujet d’actualité. Or l’auteur de la brochure montrée à l’écran au début du film, Boris Samoilovich Sigal, en est le plus grand spécialiste. Né en 1893, professeur à l’Académie de médecine Metchnikov de Leningrad jusqu’en 1959, il joue un rôle de passeur plus moral que technique et médical. Sigal est aussi le principal médecin critique des films d’éducation sanitaire à l’apogée du genre (1924-1926). Le sansud fait la part belle à l’amateurisme et prend le public à témoin. Sigal écrit pas moins de 13 pièces de ce type – sur la syphilis, la tuberculose, la mauvaise mère, le pionnier fumeur ou sur la guérisseuse au village. Genre populaire dont on recense au moins 130 titres dans les années 1920 (Julie A. Cassiday, The Enemy on Trial. Early Soviet Court on Stage and Screen, DeKalb, Northern Illinois University Press, 2000), le procès d’agitation tire ses origines des méthodes d’éducation populaire de la fin du tsarisme, de l’agitation politique bolchevique pendant la guerre civile, et de la culture ouvrière spontanée des proletkulty.</translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>La médecine st présentée comme une science, ses résultats devant être vulgarisés : dans la première bobine apparaît nettement à l’écran la brochure du docteur Sigal Les Maladies vénériennes, lue par l’un des marins. Dans une tradition ancienne, la maladie est elle-même présentée directement à l’écran, par le biais d’un gros plan sur un visage ravagé par la syphilis, volontairement choquant… même s’il est mis à distance par un dispositif de séance de cinéma dans le film lui-même. Enfin, la médecine s’incarne également dans ses praticiens et ses méthodes de détection et de soin, notamment lors de la visite médicale chez un vénérologue.</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>salles commerciales</translate>

Presentations and events associated with the film

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Audience

<translate>large</translate>

Local, national, or international audience

Description

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Supplementary notes

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Contributors

  • Record written by : Alexandre Sumpf