Difference between revisions of "Highland doctor"

From Medfilm
Jump to: navigation, search
m (Enregistré en utilisant le bouton "Sauvegarder et continuer" du formulaire)
m (Enregistré en utilisant le bouton "Sauvegarder et continuer" du formulaire)
Line 45: Line 45:
 
|Contexte={{HT_Cont
 
|Contexte={{HT_Cont
 
|Langue=fr
 
|Langue=fr
|Texte=En 1911, le ''National Insurance Act'' met en place un système d'assurance santé pour les ouvriers britanniques financé par les employeurs, le gouvernement et les ouvriers eux-mêmes. Cependant, dans les régions écossaises les plus reculées (les Highlands et les îles), ce système est impossible à mettre en œuvre car la majorité de la population (des pêcheurs et des petits fermiers) est trop pauvre pour pouvoir contribuer à son financement. C'est la raison pour laquelle la commission Dewar est créée en 1912. Elle est composée de 10 membres ː '''Sir John Dewar''' (député de l'Inverness-shire et président de la commission à laquelle il donne son nom), [https://milesmack.wordpress.com/2011/11/12/murdoch-beaton-secretary-to-the-%E2%80%9Cdewar-report%E2%80%9D-1912/ Murdoch Beaton] (inspecteur de la ''Health Insurance Commission'' et secrétaire de la commission Dewar), '''J. Cullen Greirson, Esq.''' (président du conseil du comté de Zetland), '''Andrew Lindsay, Esq.''' (président du conseil du comté de Sutherland), le [https://en.wikipedia.org/wiki/William_Leslie_Mackenzie Dr Leslie Mackenzie] (médecin, membre du ''Local Government Board of Scotland''), le '''Dr J. L. McVail''' (médecin généraliste puis médecin de santé publique, vice-président de la ''Scottish Insurance Commission''), le '''Dr A. C. Miller''' (médecin généraliste, médecin de santé publique, directeur du Belford Hospital, etc), '''Charles Orrock, Esq.''' (''Chamberlain of the Lews'') et [https://en.wikipedia.org/wiki/Katharine_Stewart-Murray,_Duchess_of_Atholl Katharine Stewart-Murray], duchesse d'Atholl (plus connue en anglais sous le nom de ''Marchionness of Tullibardine'', membre du parti unioniste écossais).<br />
+
|Texte=En 1911, le ''National Insurance Act'' met en place un système d'assurance santé pour les ouvriers britanniques financé par les employeurs, le gouvernement et les ouvriers eux-mêmes. Cependant, dans les régions écossaises les plus reculées (les Highlands et les îles), ce système est impossible à mettre en œuvre car la majorité de la population (pêcheurs et petits fermiers) est trop pauvre pour pouvoir contribuer à son financement. C'est la raison pour laquelle la commission Dewar est créée en 1912. Elle est composée de 10 membres ː '''Sir John Dewar''' (député de l'Inverness-shire et président de la commission à laquelle il donne son nom), [https://milesmack.wordpress.com/2011/11/12/murdoch-beaton-secretary-to-the-%E2%80%9Cdewar-report%E2%80%9D-1912/ Murdoch Beaton] (inspecteur de la ''Health Insurance Commission'' et secrétaire de la commission Dewar), '''J. Cullen Greirson, Esq.''' (président du conseil du comté de Zetland), '''Andrew Lindsay, Esq.''' (président du conseil du comté de Sutherland), le [https://en.wikipedia.org/wiki/William_Leslie_Mackenzie Dr Leslie Mackenzie] (médecin, membre du ''Local Government Board of Scotland''), le '''Dr J. L. McVail''' (médecin généraliste puis médecin de santé publique, vice-président de la ''Scottish Insurance Commission''), le '''Dr A. C. Miller''' (médecin généraliste, médecin de santé publique, directeur du Belford Hospital, etc), '''Charles Orrock, Esq.''' (''Chamberlain of the Lews'') et [https://en.wikipedia.org/wiki/Katharine_Stewart-Murray,_Duchess_of_Atholl Katharine Stewart-Murray], duchesse d'Atholl (plus connue en anglais sous le nom de ''Marchionness of Tullibardine'', membre du parti unioniste écossais).<br />
Pour réaliser son enquête, la commission envoie des questionnaires à 102 médecins et 158 autres personnes (pasteurs, instituteurs, fermiers, etc.) sur l'ensemble des Highlands et îles écossaises, organise 17 réunions publiques et consulte 178 personnes (médecins de santé publique, généralistes, pharmaciens, pasteurs et fermiers).  Les membres de la commission se déplacent également pour constater par eux-mêmes l'état sanitaires des populations à Inverness, Thurso, Kirkwall, Fair Isle et Lewrwick ; à Lairg, Bettyhill et Rhiconich dans le Sutherland ; à Stornoway et Garrynahine sur l'île de Lewis ; à Tarbert, Harris ; à Lochmaddy sur North Uist ; à Dunvegan et Portree sur l'île de Skye ; et à Kyle of Lochalsh, Perth et Oban.<br />
+
Pour réaliser son enquête, la commission envoie des questionnaires à 102 médecins et 158 autres personnes (pasteurs, instituteurs, fermiers, etc.) sur l'ensemble des Highlands et des îles écossaises, organise 17 réunions publiques et consulte 178 personnes (médecins de santé publique, généralistes, pharmaciens, pasteurs et fermiers).  Les membres de la commission se déplacent également pour constater par eux-mêmes l'état sanitaires des populations à Inverness, Thurso, Kirkwall, Fair Isle et Lewrwick ; à Lairg, Bettyhill et Rhiconich dans le Sutherland ; à Stornoway et Garrynahine sur l'île de Lewis ; à Tarbert, Harris ; à Lochmaddy sur North Uist ; à Dunvegan et Portree sur l'île de Skye ; et à Kyle of Lochalsh, Perth et Oban.<br />
 
Ils se réunissent à Édimbourg et Glasgow et étudient les rapports et les articles publiés à l'époque. Leurs observations et travaux concernent l'alimentation, les maladies infectieuses, la santé maternelle et infantile, les conditions de vie et les revenus des médecins, les infirmières, les sages-femmes, l'accès au téléphone, les difficultés de transport et la possibilité de mettre en place un système d'abonnement ou de "club" qui permettrait à toutes les familles (excepté les plus pauvres) d'avoir accès à des soins médicaux gratuits en échange d'une petite contribution financière régulière.<br />
 
Ils se réunissent à Édimbourg et Glasgow et étudient les rapports et les articles publiés à l'époque. Leurs observations et travaux concernent l'alimentation, les maladies infectieuses, la santé maternelle et infantile, les conditions de vie et les revenus des médecins, les infirmières, les sages-femmes, l'accès au téléphone, les difficultés de transport et la possibilité de mettre en place un système d'abonnement ou de "club" qui permettrait à toutes les familles (excepté les plus pauvres) d'avoir accès à des soins médicaux gratuits en échange d'une petite contribution financière régulière.<br />
Le rapport de la commission met en évidence les points suivants ː la population est extrêmement dispersée sur l'ensemble du territoire ; le réseau routier est rudimentaire ; le réseau téléphonique est largement insuffisant ; les médecins doivent parfois parcourir des distances énormes pour rendre visite à leurs patients (quelquefois au péril de leur vie) ; la population est très pauvre et son régime alimentaire est inadéquat ou insuffisant ; nombre de logements sont insalubres (logements ne comprenant qu'une seule pièce avec sol en terre battue, humidité, manque de lumière et d'aération, bétail vivant sous le même toit que la famille, isolement impossible en cas de tuberculose, système d'écoulement des eaux usées insuffisant) ; les médecins ont des revenus insuffisants et souvent un logement inadéquat, ils ne peuvent être remplacés, ils n'ont donc pas accès à la formation continue ; le nombre d'infirmières/sages-femmes est nettement insuffisant ; la mortalité infantile est élevée ; suivant les endroits, de 40 à 80 % des décès ne donnent lieu à aucun certificat de décès (ce chiffre est de 2 % dans le reste du pays à la même époque).<br />
+
Le rapport de la commission met en évidence les points suivants ː la population est extrêmement dispersée sur l'ensemble du territoire ; le réseau routier est rudimentaire ; le réseau téléphonique est largement insuffisant ; les médecins doivent parfois parcourir des distances énormes pour rendre visite à leurs patients (quelquefois au péril de leur vie) ; la population est très pauvre et son régime alimentaire est inadéquat ou insuffisant ; nombre de logements sont insalubres (logements ne comprenant qu'une seule pièce avec sol en terre battue, humidité, manque de lumière et d'aération, bétail vivant sous le même toit que la famille, isolement impossible en cas de tuberculose, système d'écoulement des eaux usées insuffisant) ; les médecins ont des revenus insuffisants et souvent un logement inadéquat, ils ne peuvent être remplacés, ils n'ont donc pas accès à la formation continue ; le nombre d'infirmières/sages-femmes est nettement insuffisant ; la mortalité infantile est élevée ; suivant les endroits, de 40 à 80 % des décès ne donnent lieu à aucun certificat de décès (ce chiffre est de 2 % dans le reste de l'Écosse à la même époque).<br />
Ce rapport recommande la création d'un ''Highlands and Islands Medical Service'' financé par le gouvernement dont l'objectif est de garantir un salaire minimum aux médecins et le remboursement de leurs frais de déplacement, d'améliorer la formation et d'embaucher davantage d'infirmières et de sages-femmes, d'améliorer le réseau téléphonique, de créer un service d'ambulance et de construire de nouveaux hôpitaux. Le service est créé en 1913 et bénéficie d'un financement annuel de £42 000. Son conseil d'administration compte entre 5 à 9 membres et son premier président est Sir John Dewar. Les débuts du Service sont assez hésitants. Il ne se développe véritablement qu'après la Première Guerre mondiale. L'ambulance aérienne est mise en place en 1936.<br />
+
Ce rapport recommande la création d'un ''Highlands and Islands Medical Service'' financé par le gouvernement dont l'objectif est de garantir un salaire minimum aux médecins et le remboursement de leurs frais de déplacement, d'améliorer la formation des infirmières et des sages-femmes et d'en embaucher davantage, d'améliorer le réseau téléphonique, de créer un service d'ambulance et de construire de nouveaux hôpitaux. Le service est créé en 1913 et bénéficie d'un financement annuel de £42 000. Son conseil d'administration compte entre 5 à 9 membres et son premier président est Sir John Dewar. Les débuts du Service sont assez hésitants. Il ne se développe véritablement qu'après la Première Guerre mondiale. L'ambulance aérienne est mise en place en 1936.<br />
 
En 1936, le [http://www.ournhsscotland.com/history/birth-nhs-scotland/cathcart-report rapport Cathcart] note que "ce service a révolutionné la couverture médicale dans les Highlands. Elle est maintenant raisonnablement adéquate puisque dans tous les districts, les services d'un médecin sont désormais accessibles dans des conditions raisonnables." (''This service has revolutionised medical provision in the Highlands. It is now reasonably adequate in the sense that for all districts the services of a doctor are available on reasonable terms.'')<br />
 
En 1936, le [http://www.ournhsscotland.com/history/birth-nhs-scotland/cathcart-report rapport Cathcart] note que "ce service a révolutionné la couverture médicale dans les Highlands. Elle est maintenant raisonnablement adéquate puisque dans tous les districts, les services d'un médecin sont désormais accessibles dans des conditions raisonnables." (''This service has revolutionised medical provision in the Highlands. It is now reasonably adequate in the sense that for all districts the services of a doctor are available on reasonable terms.'')<br />
Le ''Highlands and Islands Medical Service'' a servi de modèle au ''National Health Service'' écossais mis en place en 1948.
+
Le ''Highlands and Islands Medical Service'' a servi de modèle au ''National Health Service'' écossais qui a été mis en place en 1948.
 
}}
 
}}
 
|Direction regard spectateur={{HT_Dirige
 
|Direction regard spectateur={{HT_Dirige

Revision as of 15:07, 20 January 2021

 

Highland doctor

If you have trouble viewing subtitles, try using a different web browser.
Title Highland doctor
Year of production 1943
Country of production Royaume-Uni
Director(s) Kay Mander
Duration 20 minutes
Format Parlant - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) English, Scottish Gaelic
Subtitles and transcription EnglishScottish GaelicFrench
Production companies Paul Rotha productions
Commissioning body Highlands and Islands Medical ServiceMinistry of InformationDepartment for Health of Scotland
Archive holder(s) Wellcome Collection

Main credits

(français)
Photography - Teddy Catford / Music – Ian Whyte / Dialogs – Roger Mac Dougall / Alex Mackenzie – the doctor ; Hugh Miller – the specialist ; Angus mac Donald – the crofter

Content

Medical themes

Theme

(français)
Le développement des infrastructures et des équipements de soins dans les régions écossaises les plus reculées ː les Highlands et les îles.

Main genre

Fiction

Synopsis

(français)
Un médecin se rend sur l'une des îles écossaises, appelé par un confrère, le Dr MacWilliam. Ce dernier l'a fait venir pour examiner une femme de pêcheur. Sa pathologie nécessite un transport d'urgence à l'hôpital. Après avoir envoyé un télégramme pour demander une ambulance aérienne, les deux médecins attendent dans le bureau du Dr MacWilliam. C'est l'occasion pour lui de se remémorer ses débuts, trente ans plus tôt ,à une époque où son travail était rendu difficile par la dispersion des habitants, leurs faibles revenus, le mauvais état des routes et l'obligation de tenir compte des horaires des marées pour se déplacer. La mise en place de la Commission Dewar par les autorités britanniques a permis de développer l'accès aux soins pour les habitants des Highlands et des îles écossaises et d'améliorer les conditions de travail des professionnels de santé en activité dans ces régions.

Context

(français)
En 1911, le National Insurance Act met en place un système d'assurance santé pour les ouvriers britanniques financé par les employeurs, le gouvernement et les ouvriers eux-mêmes. Cependant, dans les régions écossaises les plus reculées (les Highlands et les îles), ce système est impossible à mettre en œuvre car la majorité de la population (pêcheurs et petits fermiers) est trop pauvre pour pouvoir contribuer à son financement. C'est la raison pour laquelle la commission Dewar est créée en 1912. Elle est composée de 10 membres ː Sir John Dewar (député de l'Inverness-shire et président de la commission à laquelle il donne son nom), Murdoch Beaton (inspecteur de la Health Insurance Commission et secrétaire de la commission Dewar), J. Cullen Greirson, Esq. (président du conseil du comté de Zetland), Andrew Lindsay, Esq. (président du conseil du comté de Sutherland), le Dr Leslie Mackenzie (médecin, membre du Local Government Board of Scotland), le Dr J. L. McVail (médecin généraliste puis médecin de santé publique, vice-président de la Scottish Insurance Commission), le Dr A. C. Miller (médecin généraliste, médecin de santé publique, directeur du Belford Hospital, etc), Charles Orrock, Esq. (Chamberlain of the Lews) et Katharine Stewart-Murray, duchesse d'Atholl (plus connue en anglais sous le nom de Marchionness of Tullibardine, membre du parti unioniste écossais).

Pour réaliser son enquête, la commission envoie des questionnaires à 102 médecins et 158 autres personnes (pasteurs, instituteurs, fermiers, etc.) sur l'ensemble des Highlands et des îles écossaises, organise 17 réunions publiques et consulte 178 personnes (médecins de santé publique, généralistes, pharmaciens, pasteurs et fermiers). Les membres de la commission se déplacent également pour constater par eux-mêmes l'état sanitaires des populations à Inverness, Thurso, Kirkwall, Fair Isle et Lewrwick ; à Lairg, Bettyhill et Rhiconich dans le Sutherland ; à Stornoway et Garrynahine sur l'île de Lewis ; à Tarbert, Harris ; à Lochmaddy sur North Uist ; à Dunvegan et Portree sur l'île de Skye ; et à Kyle of Lochalsh, Perth et Oban.
Ils se réunissent à Édimbourg et Glasgow et étudient les rapports et les articles publiés à l'époque. Leurs observations et travaux concernent l'alimentation, les maladies infectieuses, la santé maternelle et infantile, les conditions de vie et les revenus des médecins, les infirmières, les sages-femmes, l'accès au téléphone, les difficultés de transport et la possibilité de mettre en place un système d'abonnement ou de "club" qui permettrait à toutes les familles (excepté les plus pauvres) d'avoir accès à des soins médicaux gratuits en échange d'une petite contribution financière régulière.
Le rapport de la commission met en évidence les points suivants ː la population est extrêmement dispersée sur l'ensemble du territoire ; le réseau routier est rudimentaire ; le réseau téléphonique est largement insuffisant ; les médecins doivent parfois parcourir des distances énormes pour rendre visite à leurs patients (quelquefois au péril de leur vie) ; la population est très pauvre et son régime alimentaire est inadéquat ou insuffisant ; nombre de logements sont insalubres (logements ne comprenant qu'une seule pièce avec sol en terre battue, humidité, manque de lumière et d'aération, bétail vivant sous le même toit que la famille, isolement impossible en cas de tuberculose, système d'écoulement des eaux usées insuffisant) ; les médecins ont des revenus insuffisants et souvent un logement inadéquat, ils ne peuvent être remplacés, ils n'ont donc pas accès à la formation continue ; le nombre d'infirmières/sages-femmes est nettement insuffisant ; la mortalité infantile est élevée ; suivant les endroits, de 40 à 80 % des décès ne donnent lieu à aucun certificat de décès (ce chiffre est de 2 % dans le reste de l'Écosse à la même époque).
Ce rapport recommande la création d'un Highlands and Islands Medical Service financé par le gouvernement dont l'objectif est de garantir un salaire minimum aux médecins et le remboursement de leurs frais de déplacement, d'améliorer la formation des infirmières et des sages-femmes et d'en embaucher davantage, d'améliorer le réseau téléphonique, de créer un service d'ambulance et de construire de nouveaux hôpitaux. Le service est créé en 1913 et bénéficie d'un financement annuel de £42 000. Son conseil d'administration compte entre 5 à 9 membres et son premier président est Sir John Dewar. Les débuts du Service sont assez hésitants. Il ne se développe véritablement qu'après la Première Guerre mondiale. L'ambulance aérienne est mise en place en 1936.
En 1936, le rapport Cathcart note que "ce service a révolutionné la couverture médicale dans les Highlands. Elle est maintenant raisonnablement adéquate puisque dans tous les districts, les services d'un médecin sont désormais accessibles dans des conditions raisonnables." (This service has revolutionised medical provision in the Highlands. It is now reasonably adequate in the sense that for all districts the services of a doctor are available on reasonable terms.)

Le Highlands and Islands Medical Service a servi de modèle au National Health Service écossais qui a été mis en place en 1948.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Par le registre de la fiction, le film nous porte à la rencontre d'un personnage de médecin exemplaire. Son dévouement, son sérieux donnent crédit à ses propos quand il fait état des difficultés qu'il rencontre au quotidien.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Les médecins collaborent pour le bien des patients, quelles que soient les conditions de leur pratique. ils se montrent dévoués envers leurs patients et prompts à prendre des décisions. La venue de l'ambulance aérienne témoigne des mesures prises pour relier les habitants ds Highlands au reste du Royaume Uni et leur rendre les soins accessibles. Le Dr. Mac William fait le récit de la prise de conscience de la carence d'infrastructures trente ans plus tôt et des mesures prises pour les palier.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
tout public

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Arrivée dans les Highlands
Musique lyrique jouée par un orchestre. Plongée sur un morceau de carte figurant des reliefs, les lettres des mots « Outer Hebrides » sont lisibles sur le bord cadre. Ouverture à l’iris sur un paysage fait d’un réseau de champs traversés par des routes qu’environnent des maisons à toits pentus. Comme dans un paysage de Boudin, le ciel chargé de nuages bas domine le champ de l’image. Un navire sur les flots, un homme vêtu d’un imperméable, coiffé d’un chapeau mou, se tient au bastingage en regardant intensément l’horizon. Une foule attend le navire qui accoste. L’homme en descend, s’adresse à un agent de police qui lui indique une direction. L’homme solitaire avance sur un chemin de campagne, son ombre projetée sur le muret qui longe celui-ci. Il rejoint d’un pas résolu une grande bâtisse isolée. Au portail qu’il ouvre et referme derrière lui est accroché un écriteau : « Dr H. Mac William ». Celui-ci l’accueille en lui annonçant qu’il ne l’attendait que le lendemain. Il vient d’être alerté à propos d’une jeune habitante atteinte sur le plan gynécologique, et doit se rendre auprès d'elle. L’homme est disposé à accompagner le médecin. (03.19)
Un cas qui demande un transport d’urgence
La voiture qui les emmène roule sur des routes boueuses, bordées par des murs de pierre sèches derrière lesquels la plaine s’étend. Les nuages se sont rejoints pour former un ciel d’un gris compact. Ces plans généraux qui se succèdent renforcent l’impression d’une région isolée et peu habitée, ce qui suppose des difficultés à rejoindre toute personne qui nécessite une aide. La voiture s’immobilise le long de la haie qui limite le terrain qui s'étend devant une maison. Int., chambre étroite, une femme alitée, une autre femme plie du linge à ses côtés. Les deux hommes rentrent, le Dr. Mac William salue cette dernière en l’appelant « infirmière ». Il lui présente le nouveau venu, médecin spécialiste. Celui-ci se lave les mains pour examiner la femme qu’il appelle « Mrs Mac Donald ». Cut. Ellipse sur l’examen. Les deux médecins confèrent, sont d’accord sur la gravité du cas qui nécessite un transport jusqu’à l’hôpital de Glasgow au moyen d’une ambulance aérienne. Comme ils s’enquièrent du mari, l’infirmière les informe qu’il est parti à la pêche et ne devrait plus tarder. Les deux médecins décident de se rendre à un bureau de poste pour lancer un appel télégraphique. Selon eux, l’avion devrait arriver dans les deux heures. (06.10)
Evocation de l’ancien temps : les difficultés de déplacement, l’action du Comité
Le bureau de poste, maison basse en pierre accolée à une masure couverte d’un toit de chaume. Les deux médecins s’extraient de la voiture pour entrer dans le bâtiment. Panoramique qui, de son seuil, rejoint le poteau télégraphique fixé sur le toit. Fondu sur un télégramme adressé à la compagnie de Renfrew (localité située près de l’aéroport de Glasgow). Plan sur une succession de poteaux télégraphiques érigés dans la plaine : le message est passé. De retour dans le bureau du médecin. Dans le mur du fond, une carte de l’Ecosse affichée au-dessus du manteau de la cheminée. Les deux médecins allument une cigarette. C’est le moment pour une conversation détendue. Le Dr. Mac William se remémore ses débuts de médecin dans les Highlands, il y a maintenant trente ans. Ses patients étaient trop pauvres pour se payer des soins. Leur dispersion rendait difficile d’intervenir chez plusieurs d’entre eux dans la même journée. Flash-back sur une musique lyrique, plan d’hommes et femmes occupés aux travaux des champs, les récoltes chargées sur une charrette. Le Dr. Mac William dans son bureau, le même bureau, mais lui parait plus jeune : davantage de cheveux, des traits moins marqués. Il vient de recevoir une lettre qui lui annonce que les autorités du Royaume Uni viennent d’instituer un comité pour résoudre les problèmes de prise en charge dans les îles et les Highlands. Plan d’un cahier manuscrit où sont consignés les échanges au sein du comité. Hommes et femmes réunis autour d’une table où le Dr. Mac William vient prendre place. Il explique ses attentes à des visages attentifs filmés en gros plan. Le médecin doit encore se déplacer en charrette sur une route à peine tracée parmi la lande, ou bien il doit se faire emmener en barque pour atteindre les points les plus reculés. Plan des Highlands sillonnés par une silhouette humaine, à pied ou en bicyclette. A la fin de l’exposé par le Dr. Mac William, les visages sont restés attentifs. Un des membres du comité se penche sur son cahier, note grave dans la bande son pour solenniser l’instant : une décision va être prise. (12.47)
Les Highlands aujourd’hui, le départ en ambulance aérienne
Retour à aujourd’hui. Le Dr. Mac William ajoute qu’il dispose à présent de fonds pour rémunérer des équipes médicales. De cette façon, les personnes soignées n’ont plus à payer pour leurs soins. Des automobiles ont été mises à leur disposition et le réseau téléphonique a été développé. Un hôpital a été construit, équipé pour des interventions chirurgicales. Plans qui illustrent ces différents apports. Le Dr. Mac William ne pensait pas qu’une telle évolution pouvait advenir dans ces contrées. « Il y a encore beaucoup à faire ici », ajoute-t-il. Souriant, le médecin spécialite lui répond qu’il est le type de personnes qui pourra les réaliser. Mais il est temps de rejoindre la maison de la malade. Les deux médecins repartent en emportant un brancard. (16.26)
Arrivés au chevet de la malade, ils rencontrent son mari. « Elle sera de retour dans trois semaines » lui assure le médecin étranger. Reprise de la musique lyrique. Le pêcheur et un infirmier transportent la malade hors de la maison. Une voisine, portant un bébé dans ses bras, observe la scène avec un air grave. A l’avenir, ce bébé devenu grande personne pourra bénéficier d’un système de soins encore plus performant. Dans le ciel à présent plus dégagé, un point apparaît (toujours ces compostions à la Boudin : presque deux tiers de ciel, un tiers de terre). Le rendez-vous est sur la plage où l’avion se pose. Mari et infirmier hissent la malade dans la carlingue. Après une poignée de main avec le Dr. Mac William, le médecin étranger y monte à son tour. L’avion décolle et s’élève sans difficulté. Plan épaule, l’infirmier, le mari et le Dr. Mac William le regardent s'éloigner d’un air serein.

Supplementary notes

(français)
Ce film a été tourné sur les îles de Lewis, Harris et North UIst ainsi qu'à Ullapool, Inverness et Dingwall. À l'exception du médecin spécialiste, tous les acteurs sont des amateurs. La réalisatrice, Kay Meander, y fait une apparition (c'est l'infirmière de district à vélo sur un chemin de terre [11ː12-11ː17]). La scène où le médecin communique par l'intermédiaire d'un drapeau pour demander un ferry a été tournée au niveau de la liaison par bateau vers Berneray. Dans un entretien avec le commissaire des archives de Scotland on Screen, Kay Meander a expliqué que le personnage de médecin joué par Alex Mackenzie était inspiré d'un médecin généraliste de la région, One eye Mackenzie qui avait perdu un œil alors qu'il était étudiant et jouait au shinty (sorte de hockey sur gazon) avec John Grierson.

References and external documents

(français)
Highland Doctor sur Scotland on Screen (consulté le 2 décembre 2020)

The Highlands Lead the Way (consulté le 2 décembre 2020)

Sir John Dewar et les membres de la commission (consulté le 6 janvier 2021)


Contributors

  • Record written by : Joël Danet, Élisabeth Fuchs
  • French subtitles : Thibault Riegert, Camille Mohnhaupt
  • Transcription : Thibault RiegertAisling Shalvey


Erc-logo.png Cette fiche a été rédigée et/ou traduite dans le cadre du projet BodyCapital, financé par l'European Research Council (ERC) et le programme de l'Union européenne pour la recherche et l'innovation Horizon 2020 (grant agreement No 694817).