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Revision as of 11:42, 8 July 2022

 

Génération SIDA


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Title Génération SIDA
Series La marche du siècle
Year of production 1989
Country of production France
Director(s) Simon Feige
Scientific advisor(s) Jonathan Mann
Claude Olievenstein
Awa Maria Coll Seck
Daniel Defert
Willy Rozenbaum
Duration 99 minutes
Format Parlant - Couleur - VHS
Original language(s) French
Production companies France Régions 3
Commissioning body France Région 3
Archive holder(s) Institut Pasteur
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Main credits

(français)
Générique de début :

« FR 3 présente. Une émission proposée par Jean Marie Cavada, Jean Pierre Bertrand et Sylvie Faiderbe. Présentée par Stephane Paoli. Réalisation : Simon Feige ; Mise en page : Philippe Lallemant. Avec la participation de France Inter et du Nouvel Observateur. »


Générique de fin :

« Une émission de Jean Marie Cavada, Jean Pierre Bertrand et Sylvie Faiderbe ; Présentée par Stephane Paoli ; Collaboration a la production Marie-Paule Fenocchhi, Corinne Monneraye, Barbara Merle ; Administrateur, Martine Gourdon ; Charge de Production Annick Marchand, Assiste de Brigitte Darzacq ; Relation Presse, Catherine Bazin ; Reportages, « Vie quotidienne de Teddy », Lorene Debaisieux, Pascal Manoukian, Montage, Isabelle Robin ; « Bernard », Extrait de la Marche du Siecle A2 ; « Yann », Extrait de « Interdit d’Innocence » A2 ; « Les Enfants du SIDA » Pascal Manoukian, Anne-Marie Bennoun, Montage, Jean-Claude Guillosson ; « SIDA et Prison », Jerome Caza, Montage, Michel Cava ; « SIDA CUBA », un reportage CAPA ; « Spots Prevention », Philipe Lallemant, Graphisme, Antoine Lantiery ; Duplex Moyens FR3 Caen, TDF ; Moyens Video, NWK, Studio Bonaparte ; Coordination, Nicole Cara ; Ingénieur du Son, Jean-Marc L’Hôtel, Assiste de, Arnaud Combes, Thierry Zimmerman ; Chef Electricien, Michel Laroza, Assiste de, Pierre-Edouard Jourdan, Arnaud Bellamy ; Chef de Plateau, Philippe Lannezval ; Chef Machiniste, Stephane Chaput ; Machinistes, Mohamed Al Seidi, Chistian Gallois, Phillipe de Zertucha ; Maquilleuses, Sylvie Aaron, Marie-Claude Chiesa ; Operatrice Synthetiseur, Annick Lemonnier ; Monteur Truquiste, Dominique Ferre ; Opérateur Magnetoscope, Nicolas Ledu ; Cadreurs, Marc Barbier, Olivier Comte, Jean-François Dumas, Phillipe Gesberd, Gerard Vansperanghe ; Ingénieur de la Vision, Michel Palisson ; Décor, René-Yves Bouty ; Directeur de la Photo, Gérard Clari ; Générique, Moyen FR3, Lorraine-Champagne-Ardennes, Conception, Phillipe Lallemant, Graphistes, Fabio Purino, Bernard Pichot Duclos ; Collaboration Artistique, Francis Margnoux ; Scripte, Anne Chaix ; Mise en Page, Philippe Lallemant ; Réalisation, Simon Freige, Unité de Programme, Documentaires Magazines, Jean-Claude Courdy ; Avec la Participation, de France Inter, et le Nouvel Observateur ; Musique Générique, « Snowman » Rainbow ; FR3 Novembre 1989. »

Content

Theme

(français)
La vie au quotidien les personnes atteintes du Sida en France, aux Etats-Unis et à Cuba.

Main genre

Synopsis

(français)
Une émission plateau combiné au visionnage d’une série de reportages anciens et nouveaux, permet aux invités (scientifiques, malades du SIDA, parents et proches) d’échanger et de débattre sur la prise en charge et le vécu du SIDA sous l’angle social et médical.

Context

(français)
En juin 1989, l’association Act Up-Paris est fondée en s’inspirant du modèle américain. La France est en plain scandale su sang contaminé.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : Yes.
  • Archival footage  : Yes.
  • Animated sequences  : Yes.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : Yes.
  • Voice-over  : Yes.
  • Interview  : Yes.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le regard du spectateur alterne, tout comme celui des participants à l’émission, entre les séances de discussion sur le plateau et le visionnage des reportages. En anticipant l’effet probable des images provoqué par les reportages retransmis le journaliste oriente le débat.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Santé et médecines sont représentées de multiples façons à travers les différents reportages et débats qui composent l’émission. Cependant l’on peut noter que ce sont les conséquences sociales de la maladie qui sont au centre de l’ensemble des considérations. L’isolement, la peur, la marginalisation, l’abandon dont sont victimes les malades du VIH ou du SIDA forment l’axe structurant l’émission. Les progrès de la recherche ne semblent être que l’un des éléments de la solution à la pandémie. Accessoirement on constate que les mots SIDA et VIH sont souvent employés indistinctement sur le plateau (par les malades ou les proches) et dans les reportages.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Télévision

Presentations and events associated with the film

(français)
Journée Mondiale de Lutte contre le SIDA (1er décembre 1989).

Audience

(français)
Grand public.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Introduction du documentaire par le présentateur de France 3 Région :

Le présentateur rappelle au spectateur la venue sur le plateau du 4 juin 1987 de huit personnes atteintes par le SIDA. Elles étaient venues témoigner et sont décédés depuis. Fondu au blanc. Diffusion d’images d’archive du plateau du 4 juin 1987. Les images sont retransmises en noir et blanc, le son de l’interview est coupé et remplacé par une bande son de musique classique mélancolique. Les huit malades sont passés en revu un à un. Chacun fait l’objet d’un arrêt sur image ; un carton indique le prénom (pas le nom), la date du décès avec comme cause « Mort du SIDA », l’âge du malade est souligné par une ligne rouge. Certains visages sont noircis. Le dernier arrêt sur image montre une enfant décédée à l’âge de 3ans et demi. Fondu au blanc. Le présentateur, introduit le sujet du documentaire Génération SIDA. Le présentateur fait un bilan du nombre de malade en France et dans le monde tout en évoquant l’évolution de la prise de conscience : d’une simple rumeur de maladie ne touchant que les marginaux à la pandémie atteignant tout le monde. 8 millions de séropositif. « Qui peut affirmer que sa famille ne sera jamais concernée par le problème du SIDA ? ». (01.55)


Générique de l’émission :

Reprise du générique. On regarde une foule bleutée anonyme. Une ligne rouge traverse le cadre, comme pour marquer la présence de la maladie dans la foule, instituant une division entre malade et non malade. (02.20)


Introduction de l’émission par Stéphane Paoli :

Une carte grossière de l’épidémie est affichée en arrière-plan (aucune mention pour les pays du bloc de l’est et l’essentiel des pays asiatiques). Devant la carte se trouve huit personnes qui ne sont pas présentées, des témoins et des experts.

Paoli rappelle les témoignages de 1987. Beaucoup sont morts mais comment vivent les gens atteints du SIDA, les homosexuels, les toxicomanes mais aussi hétérosexuels ? Où en est la recherche et les traitements ? Paoli annonce également la diffusion d’un reportage exclusif sur un sanatorium cubain qu’il qualifie de sidatorium. Paoli introduit le premier reportage : Teddy un homme qui s’est prostitué et est aujourd’hui atteint du SIDA. Volonté de précision et de concret, recentrage de la caméra/zoom avant sur le présentateur, panoramique dans le but de capter l’attention du spectateur er d’établir le dialogue entre le présentateur et le téléspectateur. (03.16).


Reportage, une journée dans la vie de Teddy ex-travailleur du sexe atteint du SIDA :

Début de la journée de Teddy, 38 ans malade depuis 2 ans en stade 4 il va donc beaucoup à l’hôpital et suit un traitement à l’AZT. La voix off de Teddy se superpose à un plan en contreplongée sur un volet mécanique de l’appartement de Teddy. On le voit ensuite faire son lit, puis c’est l’heure de son médicament sous forme de pilule qu’il prend par deux toutes les quatre heures. Ce traitement est handicapant nous dit-il, outre la contrainte horaire posée par le pilulier il subit des effets secondaires terribles : maux de tête, perte de mémoire, nausée, rhumatisme, mains moites, transpiration MAIS depuis 18 mois il n’a eu aucune maladie grave.

Plan dans la cuisine de l’appartement de Teddy. Il se sert un café. Toujours en voix off, annonce qu’il s’est prostitué pendant 15 ans à Pigalle. Une sorte de superposition d’images d’un quotidien très ordinaire avec une situation extraordinaire et inhabituel pour le spectateur peut être ? Plan de Teddy assis dans son salon, il fume une cigarette, il confesse avoir contaminé pour vivre, il n’avait pas conscience d’être malade, son travail l’a surcontaminé il a très vite développé le SIDA. Gros plan pour un message important : « on dit que l’on est contagieux oui c’est vrai » mais lui a plus peur des autres et de leur maladie qui risquent de le tuer bien plus facilement qu’il ne risque de contaminer. Il panique à l’idée d’un simple rhume, vit dans la peur de développer des maladies graves une plasmocytose, une toxoplasmose, une méningite… La peur de la maladie, de la souffrance et de la mort imprègne son existence. On cherche à inverser le regard du spectateur, faire comprendre la peur des malades plutôt que de craindre les malades. Visite du coordinateur médical. La voix off présente l’association APART (?) dont le but est de fournir des logements aux malades de l’épidémie. On présente André Michel le coordinateur permanent responsable de l’immeuble dans lequel vit Teddy. Plan rapproché sur André Michel, souriant. Il parle de la difficulté du réveil. Il s’adresse à Teddy, non au spectateur, il explique la difficulté du réveil du corps qui ne suit le rythme de l’esprit. Accepter ce décalage peut être très difficile.

Teddy part en promenade, il explique chercher à s’éloigner de l’immeuble, fréquenter indirectement des personnes qui ne sont pas malades, qui ne risquent pas de décéder ou de le déprimer. La caméra épaule suit ensuite Teddy marchant dans sa promenade quotidienne, le quai est désert. Il pense et se promène, il attend le repas du soir toujours dans la peur. Retour sur Teddy qui parle sur un banc de sa peur que le pilulier ne se déclenche et du regard des autres, notamment dans le métro. Fort heureusement les montres numériques le font passer inaperçu mais il ne prend jamais son traitement en public. Il ne peut pas sortir sans avoir peur, rire de nervosité de Teddy.

Teddy à l’hôpital, fait un bilan sanguin, plan sur un couloir d’hôpital saint Antoine. Teddy remarque que l’infirmière porte des gants. Il l’interroge, elle s’est coupée la veille. Pour le reportage il s’agit sans doute de dissiper les questions que le spectateur pourrait se poser. Il la tutoie il l’habitude de la voir, zoom sur eux peut être pour appuyer le sentiment de proximité malade patient ? Après la prise de sang, elle lui touche la main, c’est la première personne qu’on voit toucher Teddy. Teddy : « ma vie c’est ça » plan rapproché, « 10-15 jours par mois à l’hôpital ».

Rendez-vous chez le psychiatre, la caméra filme une partie de l’entretien. Teddy est très déçu par ses résultats sanguins. Le psychiatre l’encourage à sortir Mais Teddy préfère s’isoler, et surtout il va voir des gens à Pigalle pour leur parler du SIDA, il aime discuter avec des personnes désirant sortir du métier ou effrayées par la maladie.

Pigalle la nuit, plan sur une prostituée sur un banc devant un cinéma pornographique, Teddy discute avec elle, assis de l’autre côté. Parle-t ’elle avec tes clients du SIDA ? oui car elle refuse tous ses clients qui refusent la capote, elle ne veut pas mourir. Réaction du client ? Le SIDA excite, elle ne dit pas qu’elle est séropositive pour ne pas effrayer et exciter.

Teddy marche dans la rue le soir pour rentrer chez lui : « Je veux m’en sortir, je ne veux pas mourir ». (09.51)


Bernard, atteint du SIDA réagit au documentaire :

Retour sur le plateau. Le présentateur commente, le SIDA c’est dur, la contrainte de temps, le poids de la maladie. Il interview Bernard un homme invité sur le plateau. On rediffuse les extraits d’un reportage d’antenne 2 de mars 1989.

Bernard, un homme en pull gris, assis à un bureau en plan rapproché, porte des lunettes, les mains croisées se fait interviewer, il s’est senti seul enfermé dans sa maladie.

Zoom sur son visage, il regarde le sol pas la caméra : le mot est dur à prononcer à écrire.

Plan sur un crucifix présent sur le bureau. Solitude affective, plus d’amour ou de sexualité, comment dire et faire, comment se déshabiller face à un corps sain quand le sien est malade ? Il est heureux d’avoir vécu neuf mois de plus, actif en association il ressent la contrainte du temps à un degrés moindre car il ne doit prendre son traitement que toutes les 8 heures.


Yann : le SIDA à 10 ans

Le SIDA à 10 ans peut être bientôt 11, commente maladroitement le présentateur, Yann a fait l’objet d’un reportage intitulé interdit d’innocence dans son école en juin 1989. Hémophile, il a contracté le VIH à la suite d’une transfusion sanguine. On diffuse des extraits du documentaire. Scène sur une classe de primaire filmée de l’extérieur de la salle.

Plan rapproché sur Yann, dos au mur, souriant, content de son retour en classe, il a vu son amoureuse. Qui ? Charline. Comment est-elle ? Belle. Tu l’aimes ? Oui et elle ? Non ce n’est pas partagé ? Il avait interdiction de boire avec les mains il doit boire avec un verre, ne pas toucher le robinet, il baisse les yeux et ne sourit plus, il le faisait avant. Il se faisait gronder. Qui t’aide le plus en dehors de ta famille ? Mon courage.

Retour sur le plateau.

Le Présentateur : Tu as changé d’école, ça se passe mieux ? oui, il est moins exclu, il a une nouvelle petite amie. Il répond très lentement, sans doute intimidé.

As-tu conscience de la maladie ? Tu sens ton courage ? ça t’aide ? Yann ne répond que par un silence. Es-tu un garçon normal ? Beaucoup de pression. Il se sent normal. (15.09)


Interview de Jonathan Mann, médecin à l’OMS, Awa Marie Coll Seck, cheffe du service des maladies infectieuses à l’hôpital de Dakar et de la mère de Yann :

Comment évolue la pandémie ? On s’attend à une explosion à la fin du siècle. On pensait à 100 000 cas dans le monde au début de la décennie, mais l’on manque de données fiables nous dit Mann, s’agissant des pays de l’Est, arabes et asiatiques. Les chiffres sont plutôt conservateurs réagit Mann lorsqu’on lui parle de 6 millions de cas, il pense qu’il doit y en avoir dix fois plus.

En 1990 on commencera à mesurer les effets de la lutte ? Non c’est trop tôt pour le médecin, trop de personnes pense que c’est maîtrisé, ce n’est pas le cas, le virus colonise de nouveau espaces. Parler de maitrise c’est trop précoce, mais si on lutte dans les dix prochaines années, on pourra commencer à dominer la pandémie. La docteure Awa Marie Coll Seck chef du service des maladies infectieuses dans un hôpital de Dakar est interrogée à propos de l’évolution de l’épidémie sur le continent africain en général. Le présentateur interroge, l’Afrique n’est-elle pas une zone terriblement concernée, en particulier les jeunes ? Oui en Afrique, le nombre de cas augmente, le phénomène se double de circonstances particulières notamment la forte implantation de la tuberculose une maladie opportuniste pour les patients atteint du SIDA qui ferait des ravages. Les rapports entre les hommes et les femmes sont tels que la maladie se propage plus vite qu’ailleurs ?

Mann, reprend la parole, l’objectif de la recherche est orienté vers le vaccin et les thérapeutiques surtout afin d’arrêter le passage VIH-SIDA. Mais c’est une situation terrible renchérit le présentateur.

Le présentateur interroge la mère de Yann, que pensez-vous du reportage et des interventions que l’on vient d’entendre ? La mère ne peut pas répondre aux questions du présentateurs, elle n’a aucune idée de l’état de son fils, son médecin ne lui explique pas et ne la tient pas informée, elle semble extrêmement ébranlée. Elle est épuisée, doit se réveiller en pleine nuit, elle partage la minuterie dont parlait Bernard et Teddy mais doit aussi subir avec son fils celle liée à l’hémophilie.

Le Présentateur : avez-vous le sentiment d’une progression dans la prise en charge ? Je ne peux pas vous répondre ? On n’est pas informé du tout dit-elle en tenant la main de son fils.

Paoli se tourne alors vers Bernard, que pense-t-il du traitement, qu’attend-il pour l’avenir ?

Il est sous AZT depuis 3 ans, c’est terrible et merveilleux, il sort sa boite. Mais maintenant son corps est accoutumé et il n’a plus eu d’hospitalisation depuis un an.

Le présentateur : on vous soigne ou l’on vous prolonge ? Oui on nous prolonge, mais le cancer il y a dix ans c’était également ça. Vous ne travaillez plus, votre vie a éclaté, comment vivez-vous ? Je vis grâce à mon travail en association, loisir, s’occuper des loisirs pour la réinsertion. Les remettre dans la société.

Docteur Rozenbaum de l’Hôpital Rothschild service des maladies infectieuses, comment travaillent les chercheurs ? « Je suis très attentif à tout ce que je viens d’entendre ». Le traitement existe contre la maladie, je ne peux pas laisser dire qu’il n’y a pas de traitement. On parle d’AZT mais ce n’est qu’une partie du traitement ou des ressources. Outre le parapluie d’antibiotique, la réponse médicale n’est pas que médicamenteuse on doit s’intéresser au confort et à l’espérance de vie, à la question de l’insertion social, chercher l’apaisement de l’angoisse.

Hélène Cardin veut poser une question, c’est une journaliste France inter à Rozenbaum : comment est le choix de médicament en France et aux Etats Unis ? Les DDI (?) sont-ils accessibles.

Rozenbaum : On parle beaucoup des autres traitements, il pense que l’arsenal va augmenter. Il encourage à choisir les stratégies qui existent en France et à ne pas chercher à s’en écarter.

Paoli : Est-on en retard ? Rozenbaum pense que l’acceptation social prime sur la disponibilité des traitements, problème économique aussi. Il faut une réponse mondiale sinon la pandémie reprendra. (28.00)


Relation médecin patient en région : le cas du CHU de Caen

Présentateur, parler de la relation médecin patient en dehors du capital ? Pourquoi, une raison : en région la première personne en région c’est le généraliste.

Début d’une discussion avec Claude Bazin Directeur du CHU de Caen Question : Que change la prise de contact préalable avec le généraliste lorsque le patient est adressé à l’hôpital ?

Image plan rapproché, en direct de Caen, une salle de l’hôpital. Deux médecins et deux infirmières sont présents. Rémi Mauget, interrompt pour citer des chiffres. En Basse Normandie on a 1000 cas, c’est plus élevé que la moyenne nationale. Mais les malades ne sont pas accueillis en masse, la direction ne veut pas hospitaliser et préfère compter sur le tandem généraliste hôpital.

Serge François médecin de campagne avez des malades du SIDA ? Oui. Avez-vous l’impression d’être exemplaire ? Non mais il intègre la maladie dans sa pratique. Ne pas banaliser mais globaliser pour une médecine généraliste et ouverte sur la maladie au niveau social ? Que pensez-vous apporter de plus qu’à des patients hospitalisés ? Un cadre de vie normale.

Pour Philippe Haley, le médecin de famille est une sorte de rempart contre l’exclusion. Il doit pouvoir favoriser un dialogue et apporter un soutien psychologique.

(35.06)


Interview d’une bénévole sur le plateau :

Paoli interroge, Evelyne 37 ans, qui a perdu son frère à cause du SIDA. Que pouvez-vous nous dire sur la prise en charge ? « Je ne sais pas, je suis émue, je dois dire que… » interruption par Paoli.

Vous êtes bénévole ? Spontanément ? Vous accompagnez des malades ? Non moi je n’appelle pas ça accompagner, quand vous êtes avec des amis ce n’est pas accompagner s’ils sont malades ou dans le besoin, on ne les accompagne pas on les aime. Leur donnez-vous quelque chose que la science et le médecin en tant qu’acteur social ne peut pas donner ? Moi je leur donne un peu de mon temps mais eux m’apporte beaucoup. L’hôpital donne les soins mais il n’y a pas assez de personnel, s’il y en avait un peu plus… Pas assez de personnel par exemple ? pas assez d’infirmières ? Quand mon frère était malade, c’était en grève, elles ont toutes été formidables cela dit mais le fait que la famille soit là soulagée le personnel je crois. Est-ce plus dur avec les enfants ? Je ne connais pas d’enfant, c’est la première fois que je vois un…enfin que je rencontre un enfant séropositif, j’ai des moments de joie comme avec n’importe qui, désolé je bafouille un peu…Bien sûr c’est terrible (38.04).


Le reportage les enfants du SIDA de Pascal Manoukian et Anne Marie (nom inaudible) :

Plan sur Jennifer une enfant dans les bras de sa mère, marchant dans la rue en tenue d’hiver, à New York. Voix off : Ce n’est pas une petite fille comme les autres, elle est née avec le SIDA. Plan sur Cendrillon de Disney à la télévision dans le salon, gros plan sur Jennifer. Voix off : Félice sa mère a transmis la maladie, son père en est mort, le frère de Jennifer ne l’a pas. La caméra dézoome en même temps, ils sont seuls, le cadre laisse assez de place vide pour appuyer cette idée.

Contrechamp sur la télévision, c’est une scène de magie dans Cendrillon. Il y a un contraste fort entre le conte de fée et histoire beaucoup plus triste que vit la famille.

La voix off reprend : Dans leur petit appartement du Bronx, elles attendent de mourir. Mise en scène tragique, elle fait ses premiers pas va chercher ses jouets alors que la voix off assène cette phrase. Félice la mère est interviewée : Ma plus grande peur c’est qu’elle meure dans son sommeil, ou qu’elle se réveille sans que l’antibiotique ne fasse effet, recommencer l’hospitalisation et les examens et puis elle mourra et je devrais expliquer cela à mon fils et être là pour l’aider à surmonter sa mort. Ma plus grande peur c’est de la voir mourir et je sais qu’elle va mourir. Ma plus grande peur c’est la peine que je vais avoir. En même temps je pense à des choses folles, que va-t-il se passer si je meurs la première ? (Les questions ne sont pas montrées). Elle va se retrouver seule à l’assistance publique et ça aussi c’est une de mes plus grandes peurs. Je ne sais pas qui va mourir en premier et je ne sais pas… je me demande ce qui serait mieux…

Plan sur le Kings County Hospital, Plan sur un couloir d’hôpital, gros plan sur la tête d’un nourrisson. Voix Off : toutes les mères n’ont pas le courage de Félice, les enfants du service porteurs du VIH sont abandonnées. Décor de jeux enfantins, musique pour enfant et thématique de l’abandon. « Ni caresses ni baisers seulement le contact froid du caoutchouc » coupure de la musique gros plan sur scène de bain dans un lavabo, le bébé est lavé avec des gants la main est passée sur le visage presque brutalement.

Plan dans une maternité, une petite fille veut prendre un enfant pour le porter et l’embrasser, « Pas de baiser, non ne l’embrasse, Non laisse le. » Le ton de la voix traduisant les paroles est ferme et autoritaire.

Plan large sur une petite fille en robe rouge dans le couloir de l’hôpital, elle se rapproche de la caméra. Voix off : 900 naissances séropositives cette année à New York.

Interview de Lisa Kaufman Pédiatre au Kings County Hospital : En général on les amène comme n’importe quel enfant malade et puis on se rend compte qu’ils les ont tous simplement abandonné. Ou alors ils naissent et les parents n’en veulent pas.

Un exemple de famille d’accueil : Voix off, Doris ne craint pas le SIDA, elle a adopté Aisha et sa sœur jumelle. Elle a été contaminée par une transfusion. Elle vit en pointillé entre la vie et la mort et la maladie la sépare lentement de sa sœur jumelle.

Plan moyen, sur Doris dans son salon assise dans un fauteuil. L’avantage c’est que je ne me bats pas aussi contre la maladie.

Vous pensez à la mort d’Aisha ? J’ai la foi, on m’avait dit qu’elle ne vivrait pas 4 ou 5 ans maintenant elle en a 8. Elle a failli mourir mais dieu l’a aidé. Tout le monde doit se préparer à mourir et espérer le meilleur. Voix off, plan sur Aisha avec un masque respiratoire, le traitement arrivera trop tard pour la sauver. Elle regarde la caméra gros plan sur son visage portant le masque. (42.36)


Interview de Sylvie sur le plateau, malade du SIDA, elle a décidé d’avoir un enfant :

Sylvie, 26 ans séropositives à la suite d’une transfusion, vous avez tout de même décidé de faire un enfant, un choix terrible ? (Les interventions de Paoli sont toujours à mi-chemin de l’interrogation et de l’affirmation). Oui un choix terrible mais un désir très fort. J’ai continué à vivre normalement et j’ai eu un désir d’enfant comme toute femme je pense.

J’imagine que ça a été des heures de réflexion. On en a peu parlé pendant toute la grossesse…j’ai vécu ça comme INTERRUPTION Est-ce que vous l’avez vécu comme un choix grave contre la maladie envers et contre tout ? Oui c’était un choix, ton triste peut être affecté par le documentaire, j’ai bien vécu la grossesse le reste a été beaucoup plus difficile.

Vous Béatrice, question terrible pour vous aussi ? Vous avez renoncé ? Oui je n’ai pas le courage, c’est une mutilation.

Avez-vous davantage décidé comme une mère ou comme une femme ? Vous avez pensé à l’enfant ? J’ai pensé aux deux, au virus qui circule.

C’est un choix déchirant pour la femme que vous êtes de devoir renoncer ? Oui, d’autant plus que je travaillais avec les enfants et que je ne pouvais plus les voir après avoir choisi de ne pas en avoir. (48.41)


Interview sur le plateau du sociologue Daniel Defert, président de l’association AIDES :

Defert : Tout démontre que le SIDA est un problème de société. Les malades ont besoin d’un soutien d’une reconnaissance d’un refus du rejet par la société, en 1984 c’était très difficile. Le besoin d’échange d’information, le manque d’information est une source d’angoisse fréquente. Le problème est d’oser en parler chez soi et chez le médecin de famille, alors il faut trouver un médecin compétent, c’était difficile au début de la pandémie. Les malades sont actifs dans la gestion de la maladie. Les malades aiguillonnent la demande de nouveau traitement et s’investissent dans les associations.

Paoli interrompt : aujourd’hui on s’exprime, à visage découvert. Bernard votre avis ? Accepteriez-vous d’être cobaye ? Oui et il le replace dans le contexte de la recherche contre le cancer.

C’est quête de la guérison ? Je fais confiance aux chercheurs, j’ai les médecins, les associations, je ne me mêle des thérapeutiques, je ne me mêle pas de la science. (53.54)


Reportage le SIDA en prison :

Comment vit-on le sida en prison ? Enquête dans une prison Marseillaise, la prison des Beaumettes.

Suite de plan sur la prison de Marseille, 2200 détenus dont 400 séropositifs, un chiffre inférieur à la réalité. Plan sur l’intérieur, les détenues sont des jeunes et des toxicomanes purgeant des peines entre 5 et 6 mois de détention. Ils effectuent deux bilans de santé par an, ceux qui développent le SIDA sont envoyés à l’hôpital de la prison. Le sida on n’en parle pas, par indifférence et par peur comme à l’extérieur. Plan sur un groupe d’homme autour d’une table dans ce qui semble être la bibliothèque de la prison. Interview d’un prisonnier, il souhaite un sidatorium, pourquoi ne pas fréquenter quelqu’un avec la lèpre dit-il.

César un détenu anonyme témoigne de son vécu du SIDA, c’est une torture, la méfiance, les changements continuels de cellule. Il se sent très seul. Plan sur l’hôpital de la prison, le couloir des chambres cellules.

Voix off, pas de mesure tel que la distribution de préservatif ou le dépistage obligatoire.

Interview de Petrucci, médecin de la prison :

Temporairement la détention est un bien, un traitement, en prison on l’y oblige dehors non. Il affirme qu’il n’y a pas de contamination au sida en prison.

On suit Krimeau, ancien toxicomane. On filme le quotidien dans sa cellule, télévision, partie de carte. Krimeau raconte qu’il a vu quelqu’un mourir ici. Pas de place donc les maladies se répandent, pas de désinfection. Il commence à réaliser qu’il ne pourra pas avoir la vie qu’il veut.

Retour sur le Plateau : Professeur Olievenstein, Etes-vous d’accord avec le médecin de la prison ? Je suis indigné par ce reportage, qui, hypocritement, ne parle pas de la prison comme d’un lieu de contamination du fait des relations sexuels parfois non consenties qui s’y déroulent. Pour lui la prison équivaut à une condamnation à mort, il propose de s’inspirer de l’exemple espagnol en distribuant des préservatifs, mais pas des seringues. Il faut une pédagogie de la sexualité pour une sexualité contrôlé, un débat démocratique.

Pensez-vous qu’il y a une communication confuse autour du sida ? Oui je crois qu’on maintien encore le fantasme liant la sexualité et la marginalité pour éviter de réfléchir à ces situations. La société n’est sans doute pas prête à assumer le coût d’une politique sociale spécifique en faveur des malades du SIDA. (01.03.24)


Reportage le sidatorium de Cuba :

Image d’activité balnéaire à Cuba, (voix off) à Cuba la toxicomanie n’est pas un problème majeur contrairement au sang et au sexe. Il est intéressant de noter que ces propos sont à rebours de ceux tenus par le journaliste et les intervenants ainsi que dans les autres reportages. Ainsi alors que le discours de l’émission tendait à dissocier le discours sur la maladie et marginalité, ces premiers propos les rapproche. On rappelle que contrairement aux reportages précédents celui-ci est récent et diffusé pour la première fois.

Le reportage consiste à porter un œil critique sur la gestion autoritaire de la pandémie par le pouvoir Cubain : arrêt des importations de sang, dépistage obligatoire, ect… En cas de contamination, le rôle du médecin consiste à convaincre l’individu malade d’accepter l’internement à vie en sidatorium à quelques kilomètres de la Havane. Le reportage illustre ce procédé avec l’intervention du Docteur Serio. Ce dernier explique que son rôle est de convaincre les gens plutôt que de les forcer. Certes il s’agit d’une limitation de la liberté individuelle, mais bon, l’intérêt de la santé et de la sécurité de la population requiert ce genre de limitations. La voix off traduisant les propos est beaucoup plus décomplexée que l’expression du médecin qui prononce ces paroles.

Le centre est présenté en deux temps : tout d’abord on filme les installations en détaillant la composition du personnel et la qualité des équipements, supérieur à la moyenne nationale. Les sorties sont possibles mais encadrées. Puis plusieurs patients sont interviewés : Une femme et son mari disant accepter cette nécessité, un homme portant un perroquet explique s’être adapté pour prolonger sa vie. Des images de jardinage sont diffusés tandis que la voix off explique qu’il est très dur pour certains combattants internationalistes ayant combattu en Afrique de s’adapter à cette vie enfermée (effet de contraste). Y a-t-il des tentatives d’évasion demande le reporter a un patient ? ça arrive répond un patient.

L’un des patients interviewés, c’est bien le seul, exprime sa colère et son désir de mourir pour sortir. Cette perspective morbide est mise en opposition avec l’image d’un couple marié au sidatorium. « Nous sommes un couple normal et nous avons espoir ».

Interview du directeur du sanatorium : Il s’agit de mesures extrêmes pour tuer la pandémie à la base, les malades en stade avancé sont envoyés au centre spécialisé des maladies tropicales.

Interview d’un patient : il se sent déraciné et coupé de son milieu. Je pense que les gens qui ont une conscience devrait pourvoir être libre on doit pouvoir compter sur la responsabilité individuelle. Le problème ce sont les gens qui répandent consciemment le virus. Interview d’un ancien habitant de la rue : question continuerait il à infecter s’il se savait malade ? oui car le cubain a des pulsions incontrôlables et n’a peur de rien. Cas exceptionnel les malades exemplaires ont des droits spéciaux. Jose-Luis n’est pas contre le sidatorium ou le gouvernement cependant il est contre l’autoritarisme du système, on se bat pour améliorer le système. Les malades doivent sentir le soutien de la révolution et de l’Etat à qui l’on doit tout.

Fin du reportage.

Présentateur : Que pensez-vous de l’efficacité de la méthode cubaine ? à Mann le docteur de l’OMS

Le mythe de l’efficacité de la coercition est faux. L’expérience de l’histoire démontre le contraire. Les Cubains vont à l’encontre de la stratégie globale de l’OMS et de l’ONU. Il attend prochainement une rencontre avec le ministre de Cuba d’accord pour une évaluation. Il veut mesurer l’efficacité avec un parti pris contre, il présume un viol de la DUDH.

Awa Marie Coll Seck est une pour l’approche libérale. Au Sénégal il y a un problème global lié à la culture spécifique du pays, la difficulté à parler de sexe du fait de la culture, de la religion…d’autres tentatives dans des pays d’Afrique de l’Ouest fonctionne mieux. C’est un problème d’éducation pour moi, cette culture de la transmission pourrait donner le choix. Vous pensez que l’éducation pourrait aller contre la culture ? Oui

Professeur Rozenbaum un dernier mot ?

Je veux relativiser le fait de vouloir distinguer séropositivité et SIDA. Je pense qu’il faut prendre le problème à la base c’est la séropositivité et son traitement qui sont l’avenir. La responsabilité de la prévention doit peser sur tous contaminés et non contaminés. Le régime cubain est déresponsabilisant.

Qu’en pense le CHU de Caen ? Il appuie la continuité VIH/SIDA, il faut une politique de thérapeutique précoce. Du point de vue médical Cuba n’est pas efficace, la méthode autoritaire ne marche que pour les sujets d’un Etat isolé qui s’ouvrira un jour au monde.

Daniel Defert ? Tout épidémie pose la tentation des solutions autoritaires, je l’oppose à une responsabilité individuelle une éthique de la liberté Il faut gérer une épidémie dans le respect des gens.

La distinction séropositif/sida il faudrait en faire un autre usage, mieux comprendre, une compréhension fine pour une meilleure prise en charge, un dispositif de soin pour un nombre considérable de gens et donc un coût ?

Bernard à propos de Cuba ? Je rejette complétement. (01.24.37)


La communication et la prévention dans les spots télévisés en Angleterre et en Australie :

Pub n°1 : Un homme et une femme marche chacun d’un côté d’une clôture métallique, un journal se reflète dans une flaque d’eau : « L’amour peut-il survivre ? » Intervenant Le SIDA est sexuellement transmissible. Bonne nouvelle, tu ne peux pas avoir le sida en buvant dans le verre de quelqu’un d’autre.

Pub n°2 : un homme au lit avec une femme se fait interroger par une voix off, avec qui a-t-elle couché hier soir ? je ne sais pas répond l’homme. Comment attrape t’on le SIDA ? Je ne sais pas. Tu sais que ce n’est pas une maladie d’homosexuel. Couche à droite à gauche et tu prends le risque d’être contaminé. Si vous devez coucher avec plusieurs personnes vous devez porter un préservatif. Car si vous avez le SIDA que pourra faire le médecin pour vous sauver ? L’homme est dans un lit d’hôpital. Le médecin répond : je ne sais pas.

Pub n°3 : Terreur. Un bowling horrifique, les quilles sont des hommes, des femmes et des enfants, la mort sous forme de faucheuse lance sa boule et les abats. « Au commencement, seuls les homosexuels et les drogués mourraient du SIDA. Aujourd’hui nous savons que nous pouvons tous être balayés par la maladie. Le SIDA peut être arrêté et vous pouvez aider. On dézoome, dans un plan large, on voit que des dizaines de faucheuses joue au même bowling macabre. Si vous avez des rapports avec plusieurs personnes portez toujours un préservatif. Toujours.

Pub n°4 : Terreur, un homme est chez le médecin, on lui annonce qu’il a le SIDA, il serre le poing. Sur le plan suivant en flashback on le voit serrer le poing et s’injecter de la drogue. Voix off : le SIDA est sur les aiguilles sales. N’injectez pas le SIDA !

Pub n°5 : Humour, le SIDA n’est pas transmis lorsque l’on s’embrasse. L’homme mime seul un baiser passionné.

Pub n°6 : animation un pénis tout bleu se promène, il voit un trou et cherche à le pénétrer mais avant il se couvre d’un préservatif.

Les réactions du plateau : Les visages montrés à la caméra semble avoir trouvé les pubs amusantes.


Paoli, le présentateur parle d’un refus français de s’associer à la communication anglo-saxonne jugée trop dure.

Olievenstein votre avis ? C’est mieux que rien, mais pour lui la propagande n’atteint pas les marges.

Vous êtes très modérés et réservé ? Ça vaut mieux car on ne sait pas grand-chose même les plus savants. Pour lui on ne vise pas assez les nouvelles marges dans les banlieues. Il faut des campagnes très ciblées.

Rosenbaum votre avis ? Il faut faire des spots, mais il faut aussi évaluer ce que l’on fait. Je suis d’accord avec Olievenstein il faut amplifier à destination des marges.

Retour à Caen, comment est la prévention ? Il faut s’adresser à des groupes déterminés, écoles, l’éducation national n’en fais pas assez. Et les spots ? C’est un moyen d’éveil mais ce n’est pas suffisamment précis.

Et nous les journalistes quel rôle avons-nous ? Informer et suivre la demande des auditeurs.

Autre journaliste : Il a publié une enquête statistique tendant à montrer que les hétérosexuels seraient moins concernés par le sida.

Rosenbaum, se méfierai de ce genre de statistique néfaste à la prévention, reflet de l’évolution de l’épidémie plutôt que de sa nature. Le VIH est une bombe à retardement chez les hétérosexuels. (Enquête libération et France inter)

Conclusion Rosenbaum quel espoir ? Un espoir dans le progrès de la science, de l’acceptation social (en cours mais pas acquise). On a un effort sans précédent dans l’histoire de l’humanité pour une gestion de pandémie selon des principes démocratiques.

Remerciements.

Générique de fin

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)


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