Dead End (2000)

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Dead End


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Title Dead End
Year of production 2000
Country of production Belgique
Director(s)
Duration 29 minutes
Format Parlant - Couleur - 35 mm
Original language(s) French
Translated French
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

(français)
Réalisé par Major Mark Damen

The Aids information team (ITS Team Info SIda) Presentation CDPLM grid production Conception: Raf Claes Effets spéciaux par Grid Musique : Piet de Ridder

Producteurs exécutifs: Guy Smekens, Frank de Wulf, Mark Damen.

Content

Theme

(français)
Max, jeune homme d'une vingtaine d'années, teste un nouveau jeu de réalité virtuelle : oxymore dans lequel l'immersion, sous forme d'allers-retours va osciller entre mythes et réalités autour du sida.

Main genre

Fiction

Synopsis

(français)
L'histoire commence à la nuit tombée. Max, passant à moto, s'arrête devant une voiture accidentée, pour venir en aide à la conductrice. Il rentre chez sa mère, la salue, puis monte dans sa chambre. Après avoir retiré son débardeur taché de sang, il s'installe devant l'ordinateur qu l'incite à tester un nouveau jeu de réalité virtuelle. Le jeune homme enfile son casque et pénètre dans un univers fantastique, mêlant malaise et tentation. Afin de se défendre dans ce monde parallèle et hostile, il ne doit choisir que deux éléments parmi des armes, de l'argent et des préservatifs.

Le jeu se déroule en trois étapes ; entre lesquelles Max dispose de 90 secondes pour s'informer quant au sida.

Il fait la connaissance de Mara, puis bravera l'ennemi sous toutes ses formes pour tenter de la retrouver.

Context

(français)
Le film se passe à l'aube du 21 ème siècle, alors que l'épidémie de sida connaît une recrudescence. Ce court métrage à visée d'information et de prévention, s'adresse aux forces armées Belges. Les militaires représentent une population à risque vis à vis des MST dont le VIH, par manque d'utilisation du préservatif. De par leur fréquentation accrue du milieu de la prostitution, et ce dans des pays endémiques, ils cumulent les facteurs de risque d'infection.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : Yes.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)
Le spectateur est invité à se mettre dans la peau du personnage principal. Celui ci est confronté à des situations à risque d'infection par le vih, symbolisées par différentes formes d'attaques, face auxquelles il doit effectuer des choix. La découverte de l'ennemi est conduite par Max, et suscite la réflexion simultanée du public.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Santé et médecine sont présentées de manière ludique et pédagogique. La voix féminine qui guide le joueur pourrait symboliser la voie de la sécurité sanitaire en l'orientant vers l'acquisition des méthodes préventives. Ces moyens le mèneront vers l'objectif final : retrouver Mara.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)
Le film est projeté en Belgique, à l'attention des membres des forces armées.

Presentations and events associated with the film

(français)
Ce film a été présenté lors du festival du film néerlandais.

Audience

(français)
Ce film est à destination des membres des forces armées belges.

Local, national, or international audience

Description

(français)
L’histoire commence à la nuit tombée. Max, passant à moto, s’arrête devant une voiture accidentée pour venir en aide à la conductrice. Il effleure le médaillon qu’elle porte. Ce qui provoque, de concert avec le tonnerre, une vision éclair de l’accident. Il rentre chez sa mère, la salue puis monte dans sa chambre. Après avoir retiré son débardeur taché de sang, il s’installe devant l’ordinateur qui l’incite à tester un nouveau jeu de réalité virtuelle.

Max enfile son cybercasque et entre dans le jeu. Sa première rencontre est pour le moins effrayante : il s'agit de Dias - anagramme de sida - qui tente de l'attaquer. Après avoir déjoué cette irruption, il retrouve Mara. Cette dernière lui fait une promesse "si tu gagnes, on se retrouve à la fin du jeu", avant de disparaître en se téléportant. Le jeune homme entre dans une salle blanche, traversée par un champ magnétique. Un bracelet électronique, avertisseur du danger, lui est fourni. La voix du jeu retentit : "Dead end : vie ou mort. Votre amie Mara est en danger. Partez à sa recherche et vous vivrez". Le ton est donné. Dias est perçu comme le maître de la métamorphose, et cherche le protagoniste pour le tuer. Le capital temps s'épuise vite.

Arrivée en discothèque : Mara est en train d'embrasser un autre homme. Elle se téléporte une nouvelle fois, au moment où Max s'approche. Ce dernier parvient à s'échapper d'une tentative d'inoculation par une seringue, que l'on suppose remplie de sang infecté. Il sort indemne et monte dans un taxi, passe devant un groupe de prostituées. Fin du premier niveau. De retour dans sa chambre, le personnage principal s'empresse d'effectuer les recherches sur le net et trouve la signification de l'anagramme de Dias. Il découvre les modes de transmission du vih, dont le sang contaminé.

Niveau 2 : Max doit abandonner une arme ; il choisit de remplacer le couteau par un préservatif. Il se dirige vers les prostituées, cherche Mara. Julie, la sœur de celle-ci, emmène le garçon et entreprend d'obtenir une relation sexuelle avec lui. Il la repousse. "Mara est une sainte", affirme-t-elle en riant. Max craint qu'elle ne soit prisonnière de Dias. Il se rend aux toilettes, se fait tirer dessus par la police. Julie entre et s'effondre, une balle dans le coeur. Le bracelet électronique détecte qu'elle est infectée. Fin du niveau.

Dernier niveau : Recherche d'indices. Max apprend qu'embrasser une personne porteuse du vih est sans danger. Il doit à présent se séparer de deux objets et ne garde que le préservatif. Il retourne auprès de Julie qui agonise et lui demande où est sa soeur. Le visage de Julie prend une apparence masculine (que l’on comprend être celle de Dias) avant qu'elle ne rende son dernier souffle. De nouveau dehors, un homme indique la direction à suivre. Max entre dans cet hôpital dénommé "Dead end" et trouve des infirmiers autour de Mara, sur le point de la piquer ; il parvient dans un premier temps à repousser l'attaque, s’agrippe au col de la victime et arrache par mégarde le médaillon qu’elle porte dès la première scène du film. C’est alors que réapparaît au héros, par flash, la scène de l'accident. avant que Mara ne soit de nouveau attaquée et finalement piquée par de prétendus médecins. Fin de la partie.

Comprenant subitement que Mara est la femme de l’accident, Max sort du jeu et s’empresse de la rejoindre à l'hôpital, où il perd connaissance. Pendant cet instant sa mère le cherche et monte dans sa chambre. Mara arrive au chevet du jeune homme, le calme. "Peut-être qu'il joue trop aux jeux video", lance-t-elle au médecin. Elle porte le médaillon et s'adresse à Max "alors c'est toi qui m'as sauvée", le remercie et lui demande de la ramener chez elle, puis lui tend son débardeur. Le médecin les laisse repartir. Le film se termine avec l’étreinte des deux personnages, protégés grâce au préservatif. Dans le même temps la mère de Max, invitée par l’ordinateur à entrer dans le jeu, emprunte avec curiosité le casque. Son cri retentit et clôture le film.

Supplementary notes

(français)
Le personnage évolue dans un milieu high tech. Il est vêtu de l'uniforme militaire et manie les armes à la perfection. Ainsi le public dont il est question peut aisément s'identifier à cette en-quête.

Au cours du déroulement du jeu, sont rappelés les différents modes de transmission du vih. La sortie en discothèque rappelle les temps de permission des soldats, propices à tous les excès dont les rapports sexuels à risques. Les scènes en extérieur se déroulent systématiquement la nuit, sous la pluie. Ces conditions difficiles peuvent faire penser à celles que rencontrent les militaires pendant les entraînements. A l'instar du film, ces hommes flirtent en permanence avec le danger. A ce titre une hypothèse quant à l'interprétation des nombreux effets spéciaux présents dans la video, pourrait être la distorsion de la réalité dûe à la consommation de stupéfiants ou encore une métaphore de la mutation du virus. Il est probablement question d'addiction.

D'un point de vue pédagogique : au fil du jeu, il est rappelé au spectateur que le sida détruit le système immunitaire de façon irréversible ; ce syndrome est incurable. Les risques de transmission sont mentionnés, ainsi que l'intérêt du port du préservatif. Le contenu est volontairement choquant, possiblement puisqu'il s'adresse à un public habitué à évoluer dans un contexte tant physiquement que psychiquement éprouvant.

Enfin, incitée à tester le jeu, la mère incarne les autres générations que le sida peut toucher.

References and external documents

(français)


Contributors