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|Administration de la notice=Elea Herbin; Élisabeth Fuchs;
 
|Administration de la notice=Elea Herbin; Élisabeth Fuchs;
 
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Revision as of 15:21, 27 January 2020

 

The empty bed

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Title The empty bed
Year of production 1937
Country of production Royaume-Uni
Director(s) King Brown
Guy Busfield
Scientific advisor(s) King Brown
Guy Busfield
Duration 17 minutes
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) English
Subtitles and transcription French
Commissioning body Bermondsey & Camberwell Borough Councils
Archive holder(s) Wellcome Collection
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Main credits

(français)
THE EMPTY BED

Content

Medical themes

Theme

(français)
Promotion de la vaccination contre la diphtérie.

Main genre

Documentaire

Synopsis

(français)
La première partie du film raconte l'histoire (annoncée comme vraie) d'une veuve qui perd l'un de ses 3 enfants parce qu'elle a refusé d'écouter son médecin de famille qui lui conseillait de les faire vacciner contre la diphtérie. La seconde partie explique comment se passe la vaccination des enfants et insiste sur le fait qu'elle est quasiment indolore et absolument sans danger.

Context

(français)
La diphtérie est une maladie infectieuse touchant en premier lieu les voies respiratoires, puis le cœur, et enfin le système nerveux. En l’absence de traitement, cette maladie est susceptible d’entraîner la mort par suffocation. De la fin du XIXe siècle à la Seconde Guerre Mondiale, cette maladie est dévastatrice et de nombreux dispositifs sont mis en place pour la soigner et la prévenir. Dans les hôpitaux, des pavillons spéciaux sont réservés aux enfants atteints de cette maladie et ayant subit une trachéotomie. Le premier vaccin efficace contre la diphtérie est développé en 1923 par Gaston Ramon. Dès les années 1930 en France, la vaccination anti-diphtérique est d'abord pratiquée dans les collectivités d'enfants puis elle devient obligatoire au service militaire en 1931. Elle sera généralisée à toute la population en 1938. Il en est de même dans la plupart des pays industrialisés d’Europe à la même époque. Elle ne se généralisera toutefois qu’à partir de 1945 pour les enfants.

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : Yes.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : Yes.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

(français)

Le film commence par capter l'attention du spectateur en lui proposant un mélodrame qui est présenté comme une histoire vraie (The story is all true, "Il s'agit d'une histoire vraie"). Cette première partie donne l'exemple de ce qu'il ne faut pas faire (refuser la vaccination anti-diphtérique) et des conséquences qui découlent de ce mauvais choix (on perd son enfant). À plusieurs reprises, les cartons s'adressent directement aux parents (Which will you choose for yourself and your child? "Que choisirez-vous pour vous et votre enfant ?") Par les émotions qu'elle est censée susciter (compassion, empathie voire effroi), la situation choisie, une modeste veuve qui perd son plus jeune fils, doit inciter les parents à qui ce film est projeté à adopter le bon comportement ː faire vacciner leurs enfants contre la diphtérie. Cependant, pour garder un juste équilibre entre un sentiment de peur qui pousse à agir et une terreur paralysante, on annonce que les deux autres enfants de la pauvre veuve n'ont pas été contaminés, qu'ils pourront être vaccinés et ainsi échapper à la maladie et à la mort. Une petite lueur d'espoir subsiste au milieu du grand malheur qui a frappé cette dame.
La fin de l'histoire de Mme Smith et de ses enfants permet une transition vers une seconde partie plus documentaire qui ne fait plus uniquement appel aux émotions comme précédemment, mais également à la raison. Les faits y sont détaillés avec précision (simplicité du test, nombre d'injections nécessaires pour que le vaccin soit efficace, innocuité du vaccin). Ces messages écrits (dont certains mots sont en majuscules pour bien insister) sont ancrés dans la réalité et validés par les images qui les suivent. On voit des enfants heureux qui ne bronchent pas lors de la vaccination, des techniciens de laboratoire sérieux et concentrés, un médecin et une infirmière à la fois détendus et dévoués. Quelques cartons répondent aux inquiétudes des parents (les enfants ne souffrent pas ; les vaccins sont fabriqués en Angleterre, il ne s'agit pas d'un produit étrange, exotique et dangereux).
Cependant, à la fin du film, on revient à une stratégie émotionnelle qui monte encore d'un cran par rapport à la première partie avec une opposition entre la diphtérie qui est comparée à un pistolet brièvement braqué face caméra (c'est-à-dire qu'il menace directement le spectateur) et la vaccination qui est comparée à un petit pistolet lance-pétards inoffensif.

Enfin, toujours dans le registre émotionnel, on notera le retour en fin de film d'un "personnage" inattendu et vaguement maléfique déjà présent au début et qui donne son titre à l'ensemble ː le lit d'hôpital qui attend sa prochaine victime.

How are health and medicine portrayed?

(français)
Le film est parfaitement clair sur l'une des carences de la médecine de l'époque ː il n'existe pas de traitement contre la diphtérie. Quels que soient les moyens mis en œuvre (transport à l'hôpital en ambulance, hygiène scrupuleuse, trachéotomie, fumigations) et le dévouement des professionnels de santé, un enfant qui tombe malade risque d'en garder des séquelles à vie (comme William dont le cœur a été affaibli par la diphtérie) voire d'en mourir (comme Jack).

Cependant, la médecine a désormais une réponse préventive à cette maladie. Elle est proposée par un médecin de famille sérieux et digne de confiance et mise en œuvre dans un dispensaire (London Diphteria Prevention Clinic, où les soins sont gratuits) par un médecin souriant et une infirmière dévouée. Les scènes de vaccination où les enfants sont traités avec douceur et où le médecin a même l'air un peu attendri alternent avec des images d'enfants souriants, actifs et généralement bien portants pour bien faire passer le message positif d'un processus indolore.

Les professionnels de santé sont présentés comme des personnes sérieuses, dévouées et de bon conseil. Les soins que reçoit Jack à l'hôpital correspondent manifestement aux pratiques de l'époque (hygiène, trachéotomie, fumigations) ; les techniciens de laboratoire qui produisent le vaccin paraissent concentrés et compétents ; le médecin de famille de Mme Smith lui avait donné le bon conseil dès le départ (faire vacciner ses enfants), même si elle ne l'a pas suivi et a dû en subir les conséquences dramatiques.

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

(français)

Presentations and events associated with the film

(français)

Audience

(français)
Grand public.

Local, national, or international audience

National

Description

(français)
Le film s’ouvre avec son titre « The empty bed », puis sur le plan d’un lit d’hôpital vide. Ensuite, plusieurs cartons se suivent et indiquent que deux docteurs ont créé ce film afin de sauver les vies d’enfants atteints par la diphtérie.

La séquence suivante présente les différents personnages de ce film en alternant entre cartons où sont écrits leurs prénoms et leur brève présentation, et plans poitrine sur les personnages en question : Mme Smith et ses trois enfants, Mary, William et Jack.

Dans la séquence suivante, les cartons indiquent que Jack commence à se sentir mal un soir où tous sont à la maison. Plan statique sur Mme Smith et ses trois enfants, qui sont installés autour d’une table et vaquent à leurs occupations. Jack arrête soudainement et se prend la tête entre les mains. Sa mère lui dit d’aller se coucher. Le carton suivant indique que Mme Smith appelle le Docteur King. Plan américain du docteur dans son cabinet. Mme Smith entre dans le plan. Les cartons qui suivent indiquent un dialogue entre Mme Smith qui demande au docteur de venir ausculter son fils.

Ecran noir. Plan statique sur le lit de Jack, le docteur assit à ses côtés, sa mère debout à se droite. Deux cartons indiquent que le docteur pense qu’il s’agit de la diphtérie sous sa pire forme. Reprise du plan précèdent. Le docteur sort de quoi faire un prélèvement à Jack et s’exécute, assisté de sa mère. Plan rapproché de Jack, toujours allongé sur son lit, son haut de pyjama relevé tandis que le docteur désinfecte la partie de son ventre où il va procéder à une injection. Dans les cartons suivants, le médecin déclare que Jack doit aller au plus vite à l’hôpital. Plan taille sur le médecin qui appelle une ambulance. Un carton indique qu’il pense à une diphtérie laryngée.

Dans la séquence suivante, les cartons expliquent les divers procédés utilisés pour analyser les prélèvements en laboratoire. Plan taille d’un scientifique procédant à l’analyse des prélèvements. Plan américain du même scientifique, qui range ces prélèvements dans un incubateur pour la nuit. Plan taille d’un analyste regardant les prélèvements au microscope.

Le premier carton de la séquence suivante indique que le film suivra désormais Jack à l’hôpital. Plan statique sur Jack, allongé sur un lit d’hôpital tandis qu’un médecin l’ausculte, assisté d’une infirmière. Dans le carton suivant, le médecin explique que sa seule chance est de placer un tube dans sa trachée. Reprise du plan précédent. Le carton suivant indique que Mme Smith attend avec anxiété dans la salle d’attente. Plan américain sur Mme Smith, l’air inquiet. Les cartons suivants indiquent que tout est prêt pour l’opération, ainsi que son déroulement. Plan taille sur une infirmière qui prépare le matériel médical nécessaire sur une table. Plan taille sur le médecin, entouré de deux infirmières tandis que Jack est allongé en premier plan sur la table d’opération. Le médecin désinfecte l’endroit où la section sera faite pour insérer le tube dans sa trachée. Même scène mais l’angle de vue change, la caméra est désormais face à Jack pendant que le médecin procède à l’incision et à l’intubation. Les cartons suivants indiquent que la séquence qui suit se déroule dans le service d’hospitalisation, dans lequel Jack est aux côtés d’un jeune garçon paralysé atteint lui aussi de diphtérie. Plan sur Jack, allongé dans sa chambre d’hôpital après son opération. Plan sur le jeune garçon paralysé, qui se fait nourrir au lait par une infirmière à l’aide d’un tube en caoutchouc. Carton qui indique que l’état de Jack s’aggrave. Plan sur Jack allongé dans son lit d’hôpital, pendant qu’une infirmière le soigne.

Carton qui indique que la séquence suivante se déroulera dans le laboratoire mentionné précédemment, où les prélèvements sont examinés. Plan américain sur un scientifique qui entre et sort du cadre, puis s’installe devant un microscope. Le carton suivant indique qu’il a trouvé les germes de la diphtérie dans les prélèvements de Jack. Image des germes au microscope. Les cartons suivants indiquent que cette nuit-là, Jack est décédé, et que son lit était désormais prêt à accueillir un autre jeune garçon, mais que cela pourrait ne pas être le cas. Plan au tout début du film montrant un lit d’hôpital vide.

Le carton suivant indique que la séquence qui suit aura lieu dans le cabinet du docteur King. Plan statique du cabinet, avec au centre Dr King assit à son bureau. Mme Smith entre dans le cadre la mine basse. Alternant avec les mêmes plans du cabinet, plusieurs cartons suivent. Le docteur déclare qu’il lui avait conseillé de protéger Jack contre la diphtérie et conseille d’emmener ses deux autres enfants à la clinique. Il ajoute que plusieurs semaines sont nécessaires pour que le traitement contre la diphtérie soit efficace.

Le carton suivant indique que Mme Smith emmène Mary et William à la clinique pour qu’ils y soient testés. Les cartons qui alternent avec les plans suivants indiquent les différents tests qui sont effectués. Plan statique dans lequel un médecin effectue un test sur la peau de Mary, puis sur William. Un carton indique que les tests sont indolores. Plan du buste de William qui tend les bras vers la caméra. Mary en fait de même sur le plan suivant. Le carton indique que s’il y avait eu une marque sur leurs bras, cela signifierait qu’ils ont la diphtérie. Plan rapproché sur l’avant-bras d’un homme où il y a une tâche. Les cartons suivants précisent qu’il s’agit d’une tâche et non d’un bleu, et que celle-ci s’en ira. Ils indiquent également que chaque enfant doit être testé, et que si une marque est présente sur leur bras, des injections sont prescrites afin de les protéger. Plan taille d’une jeune fille recevant une injection. Le carton suivant précise qu’au moins deux injections sont nécessaires, et qu’une seule n’est pas suffisante.

Les cartons suivants indiquent que la séquence qui suit montre des réelles images de parents emmenant leurs enfants à la Clinique de Prévention contre la Diphtérie de Londres. S’en suivent plusieurs plans rapprochés d’un médecin faisant des injections à différents enfants assisté d’une infirmière. Un carton indique que les enfants ne semblent pas ressentir de douleur, et qu’ils ont tous le droit à une sucrerie après l’injection. S’en suivent de nouveaux plusieurs plans montrant ces enfants prendre une sucrerie après leur injection, certains jouant même juste après l’avoir reçue. Les cartons suivants précisent que les injections sont testées au préalable en Angleterre, par des spécialistes. Plan poitrine de deux scientifiques effectuant des tests sur différents échantillons. Plan rapproché sur les mains d’un des deux scientifiques qui effectue un autre test.

Dans la séquence suivante, le film compare la dangerosité de la diphtérie à celle d’un tir au pistolet. Plan statique d’une main en mouvement, maintenant un pistolet. Un carton indique que l’on peut cependant la rendre inoffensive. Plan statique d’une main en mouvement, maintenant un pistolet en plastique. Carton où une question est posée au spectateur. Que choisirait-il pour lui et son enfant ? Premier choix : plan qui suit une ambulance, plan américain sur Mme Smith dans la salle de l’hôpital, plan poitrine sur Jack intubé respirant difficilement dans son lit d’hôpital, reprise du plan du lit d’hôpital vide. Deuxième choix : plan sur un panneau indiquant une clinique d’immunisation contre la diphtérie, plusieurs plans sur un médecin faisant des injections préventives à des enfants, plan statique sur deux fillettes et leur mère sortant de la clinique le sourire aux lèvres.

Le film s’achève avec plusieurs cartons de prévention, insistant sur le fait qu’il est possible de sauver ses enfants, et ce à partir du moment où ils ont six mois.

Supplementary notes

(français)

References and external documents

(français)
Boon T. M., Films and the Contestation of Public Health in Interwar Britain, 1999, Unpublished PhD dissertation, University of London.
Lebas Elizabeth, Here Comes Good Healthː The Empty Bed


Contributors

  • Record written by : Elea Herbin, Élisabeth Fuchs
  • French subtitles : Thibault Noailhat, Pauline Kochanowski