Difference between revisions of "A votre santé (Doubrovski)"

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|Titre=A votre santé (Za vaché zdorovié (За ваше здоровье))
 
|Titre=A votre santé (Za vaché zdorovié (За ваше здоровье))
|Vidéo sur FTP=votre_sante_russie_1929
 
|Cote ECPAD=
 
|Série=
 
 
|Année de production=1929
 
|Année de production=1929
 
|Format film=35 mm
 
|Format film=35 mm
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|Réalisateurs=Aleksandr Doubrovski;;;;
 
|Réalisateurs=Aleksandr Doubrovski;;;;
 
|Référents scientifiques=Livchitz;;;;
 
|Référents scientifiques=Livchitz;;;;
|Pays de production=
 
 
|Langues origine=russe
 
|Langues origine=russe
|Traduit en=
 
 
|Société de production=Mejrabpom-Rus
 
|Société de production=Mejrabpom-Rus
|Commanditaire=
 
 
|Archives détentrices=Gosfilmofond ;;;;
 
|Archives détentrices=Gosfilmofond ;;;;
|État de la fiche=Oui
 
|Avertissement images choquantes=Non
 
 
|Administration de la notice=Alexandre Sumpf;date d’entrée : 26 janvier 2013
 
|Administration de la notice=Alexandre Sumpf;date d’entrée : 26 janvier 2013
|Durée=1400 mètres (5 parties)
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|Métrage=1400
|Clé de tri=
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|Vidéo sur FTP=votre_sante_russie_1929
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|Sujet=<translate>Soins de l’alcoolique et guérison</translate>
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|Sujets médico-sanitaires évoqués=Dépistage et différents traitements possibles de l’alcoolisme : électromagnétique, oxygène sous-cutané, hypnose collective et individuelle.Apologie finale de la vie saine : pratique du sport
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|Avertissement images choquantes=Non
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|État de la fiche=Oui
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|Images de reportage=Non
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|Images en plateau=Non
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|Images d'archives=Non
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|Séquences d'animation=Non
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|Cartons=Non
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|Animateur=Non
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|Voix off=Non
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|Interview=Non
 +
|Musique et bruitages=Non
 +
|Images communes avec d'autres films=Non
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|Audience locale, nationale, internationale ?=Nationale
 
|Générique Principal=Scénariste
 
|Générique Principal=Scénariste
 
A. N. Tiagaï
 
A. N. Tiagaï
 
Opérateur
 
Opérateur
 
Vassili Pronine
 
Vassili Pronine
|Sujet=<translate>Soins de l’alcoolique et guérison</translate>
 
|Sujets médico-sanitaires évoqués=Dépistage et différents traitements possibles de l’alcoolisme : électromagnétique, oxygène sous-cutané, hypnose collective et individuelle.
 
Apologie finale de la vie saine : pratique du sport
 
 
|Résumé=<translate>Le film ''À votre santé'' (le jeu de mots est le même en russe) mêle une trame fictionnelle légère et de longues séquences tournées dans des établissements de recherche ou de soins. A. P. Tchistiakov est un ouvrier qui a, comme beaucoup de ses collègues, pour habitude de boire, à toute occasion. Il dilapide une partie de ses revenus dans sa consommation, en particulier le jour de la paie. Il fait aussi boire son entourage et crée son propre malheur : à force de petits verres, sa femme enceinte accouche d’un enfant mort-né. Cette grossesse tardive résultait du viol de sa propre femme un soir de beuverie. Tchistiakov se décide alors à consulter des spécialistes et à se faire soigner. Le jour de paie, en dépit de l’inquiétude de sa femme et de sa belle-mère, il ne retourne pas s’ivrogner à la taverne, mais rapporte des cadeaux à toute la famille. Il ne boit plus que du thé, et a désormais de quoi s’acheter du sucre. Il participe à un large meeting antialcoolique dans son usine textile (industrie typique de la Moscou d’avant le Plan quinquennal). Cette histoire qui permet une forme d’identification n’occupe en réalité qu’une faible partie du film, qui est majoritairement non fictionnel.</translate>
 
|Résumé=<translate>Le film ''À votre santé'' (le jeu de mots est le même en russe) mêle une trame fictionnelle légère et de longues séquences tournées dans des établissements de recherche ou de soins. A. P. Tchistiakov est un ouvrier qui a, comme beaucoup de ses collègues, pour habitude de boire, à toute occasion. Il dilapide une partie de ses revenus dans sa consommation, en particulier le jour de la paie. Il fait aussi boire son entourage et crée son propre malheur : à force de petits verres, sa femme enceinte accouche d’un enfant mort-né. Cette grossesse tardive résultait du viol de sa propre femme un soir de beuverie. Tchistiakov se décide alors à consulter des spécialistes et à se faire soigner. Le jour de paie, en dépit de l’inquiétude de sa femme et de sa belle-mère, il ne retourne pas s’ivrogner à la taverne, mais rapporte des cadeaux à toute la famille. Il ne boit plus que du thé, et a désormais de quoi s’acheter du sucre. Il participe à un large meeting antialcoolique dans son usine textile (industrie typique de la Moscou d’avant le Plan quinquennal). Cette histoire qui permet une forme d’identification n’occupe en réalité qu’une faible partie du film, qui est majoritairement non fictionnel.</translate>
 
|Contexte=<translate>Si les bolcheviks n’ont jamais vraiment aboli la « loi sèche » de prohibition de décembre 1914, ils ne relancent la production étatique d’alcool que progressivement, dans la seconde moitié des années 1920. Tandis que le monopole de production et de vente rapporte de plus en plus à l’État, des voix font entendre leur protestation contre le fléau de l’alcoolisme, considéré par les hygiénistes sociaux soviétiques comme la seconde « maladie sociale » à abattre, après la syphilis.  
 
|Contexte=<translate>Si les bolcheviks n’ont jamais vraiment aboli la « loi sèche » de prohibition de décembre 1914, ils ne relancent la production étatique d’alcool que progressivement, dans la seconde moitié des années 1920. Tandis que le monopole de production et de vente rapporte de plus en plus à l’État, des voix font entendre leur protestation contre le fléau de l’alcoolisme, considéré par les hygiénistes sociaux soviétiques comme la seconde « maladie sociale » à abattre, après la syphilis.  
 
Dès 1924, des films de fiction et des séquences d’actualités filmées engagent la lutte sur ce terrain. En 1927, deux films inscrivent sur les écrans cette thématique déjà bien développée par une série de brochures de vulgarisation : L’alcool, le travail et la santé de A.N. Tiagai (Mejrabpom-Rus) et Alcool de You. Genik (Sovkino). On publie aussi nombre de « procès d’agitation », petites pièces de théâtre jouées par des amateurs, rédigées en particulier par le docteur Boris Sigal ou le docteur Abram Berliand. En 1928, au moment où est fondée la Société de lutte contre l’alcoolisme (Общество борьбы против алькоголизма) sous le patronage de Nikolaï Boukharine, paraît Le cinéma à la place de la vodka. Sergueï Syrtsov y plaide un développement exponentiel de l’exploitation cinématographique, dont les revenus se substitueraient alors à ceux de la vente d’alcool ; et un investissement massif des écrans soviétiques par le thème antialcoolique.  
 
Dès 1924, des films de fiction et des séquences d’actualités filmées engagent la lutte sur ce terrain. En 1927, deux films inscrivent sur les écrans cette thématique déjà bien développée par une série de brochures de vulgarisation : L’alcool, le travail et la santé de A.N. Tiagai (Mejrabpom-Rus) et Alcool de You. Genik (Sovkino). On publie aussi nombre de « procès d’agitation », petites pièces de théâtre jouées par des amateurs, rédigées en particulier par le docteur Boris Sigal ou le docteur Abram Berliand. En 1928, au moment où est fondée la Société de lutte contre l’alcoolisme (Общество борьбы против алькоголизма) sous le patronage de Nikolaï Boukharine, paraît Le cinéma à la place de la vodka. Sergueï Syrtsov y plaide un développement exponentiel de l’exploitation cinématographique, dont les revenus se substitueraient alors à ceux de la vente d’alcool ; et un investissement massif des écrans soviétiques par le thème antialcoolique.  
 
Le studio semi-privé Mejrabpom-Rus, le plus rentable et le plus en pointe dans le domaine des films scientifiques ou de vulgarisation, a d’abord profité de commandes officielles pour s’attaquer à cette question qui bénéficie d’un contexte de production et de diffusion favorable. En 1929, le scénario est ici encore dû à Tiagaï, le directeur du département des koultourfilms du studio, qui signe ainsi l’engagement de la firme alors que les institutions ont coupé les subsides. Plusieurs bandes d’actualité filmées (Sovkino-Journal) insistent, en ce début de Plan quinquennal, sur le renforcement de la discipline et l’amélioration de la productivité à l’usine. A votre santé insiste sur ce point, sans doute afin de donner des gages d’orthodoxie politique en pleine reprise en mains par le Parti de la cinématographie, et de mieux faire accepter le reste de la production, très « commercial », c’est-à-dire en phase avec les goûts du public populaire.</translate>
 
Le studio semi-privé Mejrabpom-Rus, le plus rentable et le plus en pointe dans le domaine des films scientifiques ou de vulgarisation, a d’abord profité de commandes officielles pour s’attaquer à cette question qui bénéficie d’un contexte de production et de diffusion favorable. En 1929, le scénario est ici encore dû à Tiagaï, le directeur du département des koultourfilms du studio, qui signe ainsi l’engagement de la firme alors que les institutions ont coupé les subsides. Plusieurs bandes d’actualité filmées (Sovkino-Journal) insistent, en ce début de Plan quinquennal, sur le renforcement de la discipline et l’amélioration de la productivité à l’usine. A votre santé insiste sur ce point, sans doute afin de donner des gages d’orthodoxie politique en pleine reprise en mains par le Parti de la cinématographie, et de mieux faire accepter le reste de la production, très « commercial », c’est-à-dire en phase avec les goûts du public populaire.</translate>
|Images de reportage=oui
 
Malades mentaux à l’asile psychiatrique
 
Expérience sur un œuf de poule immergé dans l’alcool ; comparaison avec un œuf sain dans un laboratoire doté d’un incubateur (2ème partie)
 
Cellule de dégrisement et « traitement » policier à l’eau froide (3ème partie)
 
Reportage à l’Institut central du travail dirigé par Alexeï Gastev, où quatre expériences démontrent les effets de l’alcool : affaiblissement musculaire, coordination des mouvements mal assurée, perte de précision, équilibre précaire (3ème partie)
 
Narcodispensaire n°1 du Bureau sanitaire de la ville de Moscou : consultation, soins à l’électricité (champ électromagnétique), à l’oxygène (insufflé sous la peau) et par hypnose individuelle (4ème partie)
 
Traitement de la dépendance alcoolique par hypnose collective (5ème partie)
 
|Images en plateau=oui
 
Scènes d’intérieur chez l’ouvrier Tchistiakov
 
|Images d'archives=oui
 
Séquence finale tirée des reportages d’actualités filmées sur la Spartakiade de Moscou, organisée en août 1928 comme contrepoint communiste aux Jeux Olympiques.
 
|Séquences d'animation=oui
 
Image du cerveau (1ère partie) et diagrammes sur les maladies psychiatriques causées par l’alcool
 
Diagrammes sur la consommation d’alcool (1ère partie)
 
Diagrammes sur le nombre de jours de travail perdus à cause de l’alcool (2ème partie)
 
|Cartons=oui
 
Le ton des cartons est particulier dans le film : ironique, coupant, ils s’adressent aux spectateurs avec des questions directes et des constats implacables. Les autres cartons sont de nature pédagogique (explication de ce qu’est un incubateur) ou mobilisatrice (long carton expliquant la position officielle sur l’alcoolisme lors du meeting à l’usine).
 
|Animateur=non
 
|Voix off=non
 
|Interview=non
 
|Musique et bruitages=non
 
|Images communes avec d'autres films=Non
 
|Detail images communes avec d'autres films=
 
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>L’alternance de passages didactiques et de scènes fictionnelles est une particularité du genre du koultourfilm.  
 
|Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?=<translate>L’alternance de passages didactiques et de scènes fictionnelles est une particularité du genre du koultourfilm.  
 
Le terme et le genre s’inspirent de l’exemple vanté dans les années 1920 en URSS du Kulturfilm allemand et de la Kultur Abteilung de la UFA, fondée en 1917. Mais les tâches assignées à ces films excèdent la seule popularisation d’idées ou de savoirs. Scénaristes et producteurs, parfois médecins – comme A. N. Tiagaï, Noï I. Galkin, Lazar M. Soukharebski – réfléchissent à la création d’un genre nouveau à mi-chemin entre éducation et identification, entre appel à la raison et sollicitation de l’émotion du spectateur. Il en résulte des œuvres à la croisée du documentaire, du film de promotion, du film éducatif  et du film scientifique. Elles proposent une certaine hybridation des genres, un mélange de fiction et de documentaire, mais aussi emprunts aux sous-genres de la fiction : film d’aventures, de science-fiction, policier, etc. En dévoilant le caché et l’ignoré, en rendant proche l’étrange et l’étranger, en familiarisant le public avec l’extraordinaire et l’inédit, ce cinéma fait œuvre de popularisation, de vulgarisation, voire de propagande.  
 
Le terme et le genre s’inspirent de l’exemple vanté dans les années 1920 en URSS du Kulturfilm allemand et de la Kultur Abteilung de la UFA, fondée en 1917. Mais les tâches assignées à ces films excèdent la seule popularisation d’idées ou de savoirs. Scénaristes et producteurs, parfois médecins – comme A. N. Tiagaï, Noï I. Galkin, Lazar M. Soukharebski – réfléchissent à la création d’un genre nouveau à mi-chemin entre éducation et identification, entre appel à la raison et sollicitation de l’émotion du spectateur. Il en résulte des œuvres à la croisée du documentaire, du film de promotion, du film éducatif  et du film scientifique. Elles proposent une certaine hybridation des genres, un mélange de fiction et de documentaire, mais aussi emprunts aux sous-genres de la fiction : film d’aventures, de science-fiction, policier, etc. En dévoilant le caché et l’ignoré, en rendant proche l’étrange et l’étranger, en familiarisant le public avec l’extraordinaire et l’inédit, ce cinéma fait œuvre de popularisation, de vulgarisation, voire de propagande.  
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|Communications et événements associés au film=<translate></translate>
 
|Communications et événements associés au film=<translate></translate>
 
|Public=<translate></translate>
 
|Public=<translate></translate>
|Audience locale, nationale, internationale ?=Nationale
 
 
|Descriptif libre=<translate></translate>
 
|Descriptif libre=<translate></translate>
 
|Notes complémentaires=<translate></translate>
 
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+
|Documents_Film=
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|Cote ECPAD=
 
|Ressources externes=
 
|Ressources externes=
 
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Revision as of 17:02, 14 December 2015

 

A votre santé (Za vaché zdorovié (За ваше здоровье))

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Title A votre santé (Za vaché zdorovié (За ваше здоровье))
Year of production 1929
Country of production
Director(s) Aleksandr Doubrovski
Scientific advisor(s) Livchitz
Duration minutes
Length 1400 metres
Format Muet - Noir et blanc - 35 mm
Original language(s) Russe
Production companies Mejrabpom-Rus
Archive holder(s) Gosfilmofond
Warning: this record has not been reviewed yet and may be incomplete or inaccurate.

Main credits

Content

Theme

<translate>Soins de l’alcoolique et guérison</translate>

Main genre

Synopsis

<translate>Le film À votre santé (le jeu de mots est le même en russe) mêle une trame fictionnelle légère et de longues séquences tournées dans des établissements de recherche ou de soins. A. P. Tchistiakov est un ouvrier qui a, comme beaucoup de ses collègues, pour habitude de boire, à toute occasion. Il dilapide une partie de ses revenus dans sa consommation, en particulier le jour de la paie. Il fait aussi boire son entourage et crée son propre malheur : à force de petits verres, sa femme enceinte accouche d’un enfant mort-né. Cette grossesse tardive résultait du viol de sa propre femme un soir de beuverie. Tchistiakov se décide alors à consulter des spécialistes et à se faire soigner. Le jour de paie, en dépit de l’inquiétude de sa femme et de sa belle-mère, il ne retourne pas s’ivrogner à la taverne, mais rapporte des cadeaux à toute la famille. Il ne boit plus que du thé, et a désormais de quoi s’acheter du sucre. Il participe à un large meeting antialcoolique dans son usine textile (industrie typique de la Moscou d’avant le Plan quinquennal). Cette histoire qui permet une forme d’identification n’occupe en réalité qu’une faible partie du film, qui est majoritairement non fictionnel.</translate>

Context

<translate>Si les bolcheviks n’ont jamais vraiment aboli la « loi sèche » de prohibition de décembre 1914, ils ne relancent la production étatique d’alcool que progressivement, dans la seconde moitié des années 1920. Tandis que le monopole de production et de vente rapporte de plus en plus à l’État, des voix font entendre leur protestation contre le fléau de l’alcoolisme, considéré par les hygiénistes sociaux soviétiques comme la seconde « maladie sociale » à abattre, après la syphilis. Dès 1924, des films de fiction et des séquences d’actualités filmées engagent la lutte sur ce terrain. En 1927, deux films inscrivent sur les écrans cette thématique déjà bien développée par une série de brochures de vulgarisation : L’alcool, le travail et la santé de A.N. Tiagai (Mejrabpom-Rus) et Alcool de You. Genik (Sovkino). On publie aussi nombre de « procès d’agitation », petites pièces de théâtre jouées par des amateurs, rédigées en particulier par le docteur Boris Sigal ou le docteur Abram Berliand. En 1928, au moment où est fondée la Société de lutte contre l’alcoolisme (Общество борьбы против алькоголизма) sous le patronage de Nikolaï Boukharine, paraît Le cinéma à la place de la vodka. Sergueï Syrtsov y plaide un développement exponentiel de l’exploitation cinématographique, dont les revenus se substitueraient alors à ceux de la vente d’alcool ; et un investissement massif des écrans soviétiques par le thème antialcoolique. Le studio semi-privé Mejrabpom-Rus, le plus rentable et le plus en pointe dans le domaine des films scientifiques ou de vulgarisation, a d’abord profité de commandes officielles pour s’attaquer à cette question qui bénéficie d’un contexte de production et de diffusion favorable. En 1929, le scénario est ici encore dû à Tiagaï, le directeur du département des koultourfilms du studio, qui signe ainsi l’engagement de la firme alors que les institutions ont coupé les subsides. Plusieurs bandes d’actualité filmées (Sovkino-Journal) insistent, en ce début de Plan quinquennal, sur le renforcement de la discipline et l’amélioration de la productivité à l’usine. A votre santé insiste sur ce point, sans doute afin de donner des gages d’orthodoxie politique en pleine reprise en mains par le Parti de la cinématographie, et de mieux faire accepter le reste de la production, très « commercial », c’est-à-dire en phase avec les goûts du public populaire.</translate>

Structuring elements of the film

  • Reporting footage  : No.
  • Set footage  : No.
  • Archival footage  : No.
  • Animated sequences  : No.
  • Intertitles  : No.
  • Host  : No.
  • Voice-over  : No.
  • Interview  : No.
  • Music and sound effects : No.
  • Images featured in other films : No.

How does the film direct the viewer’s attention?

<translate>L’alternance de passages didactiques et de scènes fictionnelles est une particularité du genre du koultourfilm. Le terme et le genre s’inspirent de l’exemple vanté dans les années 1920 en URSS du Kulturfilm allemand et de la Kultur Abteilung de la UFA, fondée en 1917. Mais les tâches assignées à ces films excèdent la seule popularisation d’idées ou de savoirs. Scénaristes et producteurs, parfois médecins – comme A. N. Tiagaï, Noï I. Galkin, Lazar M. Soukharebski – réfléchissent à la création d’un genre nouveau à mi-chemin entre éducation et identification, entre appel à la raison et sollicitation de l’émotion du spectateur. Il en résulte des œuvres à la croisée du documentaire, du film de promotion, du film éducatif  et du film scientifique. Elles proposent une certaine hybridation des genres, un mélange de fiction et de documentaire, mais aussi emprunts aux sous-genres de la fiction : film d’aventures, de science-fiction, policier, etc. En dévoilant le caché et l’ignoré, en rendant proche l’étrange et l’étranger, en familiarisant le public avec l’extraordinaire et l’inédit, ce cinéma fait œuvre de popularisation, de vulgarisation, voire de propagande.

Cette double identité de média moderne et de divertissement populaire, d’arme éducative et de spectacle à sensation, se prolonge aussi jusqu’à l’arrivée du parlant dans la superposition de l’intertitre (plus ou moins disert) et du boniment (plus ou moins en rapport avec le carton). Les scènes d’expérimentation sont filmées sans artifice particulier, la caméra reste fixe et filme frontalement ; les scènes fictionnelles adoptent d’ailleurs un style voisin. Le regard du spectateur est tout particulièrement dirigé lors de la séquence d’hypnose collective. Le visage du docteur Livchitz, promoteur de cette méthode de traitement (et continuateur de Vladimir Bekhterev) apparaît à l’écran en gros plan, concentré ; seules ses lèvres bougent. Ces plans alternent avec des intertitres reproduisant (en le simplifiant) le discours qu’il tient d’abord pour hypnotiser, puis pour traiter ses patients ; et avec des plans larges de ces derniers sous hypnose. L’effet produit est réel.</translate>

How are health and medicine portrayed?

<translate>La médecine est représentée comme une science exacte (protocoles d’expérience) et comme une sphère d’activité qui ne laisse pas la place à l’improvisation. La voie médicale apparaît comme la solution au problème de l’alcoolisme. Le film propose ainsi un double message : de sensibilisation (et donc d’action sur le milieu) ; et de promotion du traitement médicalisé (du malade lui-même) – en particulier celui appliqué au sein d’une institution, et selon la méthode d’un médecin clairement identifié par les intertitres. La santé est représentée comme la valeur cardinale du nouveau mode de vie (новый быт) des Soviétiques, en particulier des ouvriers qui représentent la force productive de la nation. Les images multiples et assez marquantes de malades mentaux ou d’atteintes physiques (jambe cassée après une chute, coupures à la scie sur un chantier) cherchent à dévoiler les faits bruts et à choquer. Les traitements proposés apparaissent indolores, voire même amusants (cheveux dressés sur la tête, peau gonflée par l’oxygène, hypnose comme expérience à tenter).</translate>

Broadcasting and reception

Where is the film screened?

<translate>Exploitation commerciale mais limitée, dans les cinémas projetant des koultourfilms – comme le cinéma Artes de Moscou. La première séance s’est tenue le 4 avril 1929, en présence d’un représentant du studio qui s’étend en introduction sur l’importance de la lutte contre l’alcoolisme. Le poète prolétarien Demian Bedny et l’économiste Youri Larine sont également présents parmi un public sans doute choisi. </translate>

Presentations and events associated with the film

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Audience

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Local, national, or international audience

Description

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Supplementary notes

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Contributors

  • Record written by : Alexandre Sumpf, date d’entrée : 26 janvier 2013