Prévention de la tuberculose dans l'espèce bovine par le B.C.G. (1931)

De Medfilm



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Titre :
Prévention de la tuberculose dans l'espèce bovine par le B.C.G.
Année de production :
Pays de production :
Réalisation :
Conseil scientifique :
Durée :
15 minutes
Format :
Muet - Noir et blanc - 35 mm
Langues d'origine :
Sous-titrage et transcription :
Sociétés de production :
Commanditaires :
Archives détentrices :

Générique principal

« Réalisation de Jean Benoit-Lévy ; Prise de vues de Edmand Floury ; Par E. Couty Ingénieur Agronome ; Collection du Ministère de l'Agriculture »

Contenus

Sujet

Vaccination préventive des bovins contre la tuberculose grâce au B.C.G.

Genre dominant

Résumé

La tuberculose frappe un quart du cheptel bovin français. Elle est due au mauvais état des étables. Des animaux apparemment sains peuvent être tuberculeux. Une première expérience montre que cela leur permet de résister à une inoculation de bacilles, mais en font un vecteur de contamination pour le reste du troupeau, dont la préservation passe par le vaccin B.C.G. Celui-ci est préparé en laboratoire à partir du bacille de Koch et conditionné pour utilisation. Une seconde expérience menée sur deux veaux prouve l’efficacité de la vaccination.

Contexte

Comme le laisse présumer son sujet, ce film est surtout destiné à sensibiliser les paysans à la nécessité de vacciner leur cheptel bovin au B.C.G. afin de garantir la survie de leurs troupeaux et donc de leurs exploitations. Néanmoins, la tuberculose pouvant être transmise à l'homme, il a aussi une vertu éducative pour l'ensemble de la population, surtout à une époque où la moitié de celle-ci vit encore à la campagne.

Éléments structurants du film

  • Images de reportage : Oui.
  • Images en plateau : Non.
  • Images d'archives : Non.
  • Séquences d'animation : Non.
  • Cartons : Oui.
  • Animateur : Non.
  • Voix off : Non.
  • Interview : Non.
  • Musique et bruitages : Non.
  • Images communes avec d'autres films : Non.

Comment le film dirige-t-il le regard du spectateur ?

Comme tous ceux de son époque, ce film suit un développement logique. Il part d'un constat : (« la tuberculose fait des ravages dans les cheptels bovins »), en nomme la cause (le bacille de Koch), en démontre la dangerosité et la nécessité de lutter contre ce fléau au travers d'expériences réalisées dans une ferme, et donne la vaccination comme la meilleure solution possible en en décrivant le processus, de la culture en laboratoire jusqu'à la vaccination proprement dite. L'alternance systématique cartons/prises de vues crée une correspondance texte/image parfaite. Cette démarche, propre au cinéma muet, peut rendre le film plus explicite que ceux du cinéma parlant.

Comment la santé et la médecine sont-elles présentées ?

Même s'il s'agit de santé et de médecine vétérinaire, leur représentation est très poussée, aussi bien dans la première partie où les expériences sont d'une grande importance dans la description du développement et des conséquences de la tuberculose, que dans la seconde partie qui s'attarde sur l'ensemble du processus de fabrication du vaccin B.C.G.

Diffusion et réception

Où le film est-il projeté ?

Facultés et école de médecine ; villes et villages

Communications et événements associés au film

Public

Professionnels et grand public

Audience

Descriptif libre

Introduction : la tuberculose en France et dans d'autres pays d'Europe
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Le film débute par un constat désignant la tuberculose comme étant la maladie contagieuse la plus grave qui puisse toucher les animaux. Une séquence animée compare la proportion de bovins atteints par la tuberculose en France et dans d'autres pays d'Europe (Allemagne, Italie, Royaume-Uni, Luxembourg et Danemark). Les cartes de ces différents pays apparaissent avec, en surimpression, un bovin de profil et le pourcentage de bétail tuberculeux relatif à chaque pays.
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Causes et conséquences de la tuberculose
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Plans moyens d'une vache dans une étable sale, à la paille souillée et aux murs maculés, révélant ainsi la principale cause de tuberculose en France : le manque d'hygiène des étables. Animation fixe représentant des bacilles tuberculeux au microscope et vue d'un portrait de Robert Koch qui les a découverts en 1884. Autre animation fixe comparant au microscope les bacilles tuberculeux chez les hommes et chez les animaux. Ils sont quasiment identiques, ceux des animaux étant cependant plus petits. Succession de plans rapprochés pris lors d'une autopsie et témoignant des lésions provoquées par la tuberculose au niveau des parois poitrinaires, abdominales, du poumon, des ganglions et du foie.
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L'expérience de résistance à la tuberculine
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Plan d'ensemble d'un paysan menant son troupeau à l'étable sans que rien ne laisse supposer que la moitié de celui-ci est atteint par la tuberculose, un animal pouvant être malade sans en avoir l'air. Suite à ce constat, une expérience de résistance à la tuberculine est menée sur deux vaches. Plan moyen de la première vache. Elle a une réaction fébrile et positive, ainsi que le montre le tableau animé qui suit et que le confirme le constat de tuberculose qui apparaît en surimpression. Plan moyen de la seconde vache, de couleur noire et blanche, qui ne réagit pas à l'injection de tuberculine. Le tableau animé indique une température restant stable autour de 38,5° et la confirmation de ce constat apparaît en surimpression. Cette absence de réaction fébrile atteste que l'animal n'est pas tuberculeux.
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L'expérience de résistance au bacille de Koch
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La seconde expérience consiste à inoculer simultanément à ces deux vaches une dose de bacille tuberculeux pouvant provoquer leur mort en deux mois. Plan moyen de la première vache à laquelle un vétérinaire inocule donc cette dose en présence du propriétaire de la ferme. Deuxième plan moyen identique, il fait de même avec la deuxième vache. Succession de plans moyens des deux vaches placées l'une à côté de l'autre, de fondus de transition et de plans mi-moyens de la vache non tuberculeuse. Celle-ci dépérit lentement mais inexorablement. L'amaigrissement, qui débute quelques jours après l'inoculation, devient extrême au bout d'une quarantaine de jours, ce dont témoigne l'état de l'ischion, du trochanter et du cou. Une dizaine de jours plus tard, la vache apparaît assise puis couchée, et finalement à l'agonie une dizaine de jours après. L'autre vache, déjà porteuse de microbes tuberculeux, a ainsi pu résister aux bacilles tuberculeux et est toujours vivante. Cependant, ses mucosités pulmonaires et ses excréments contiennent des bacilles qui contaminent ses congénères ou son veau. Plans mi-moyens d'une vache léchant son veau attaché à un arbre et de celui-ci lui tétant un des trayons de sa mamelle. La tuberculose pouvant également être transmise aux enfants, il est conseillé aux mères de faire bouillir le lait qu’elles destinent à ceux-ci. Plan d'une bouilloire dans laquelle une mère place quatre biberons destinés à son bébé avant de la refermer et plan moyen du bébé prenant le biberon que lui donne sa mère.
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La préparation du vaccin B.C.G. pour les bovins
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Au début de la deuxième partie du film, il est rappelé la nécessité, pour une vache, de porter des bacilles tuberculeux pour résister à la tuberculose. Reprise du plan moyen de la vache debout à côté de sa congénère à l'agonie. Il est indiqué qu'un veau nouveau-né se voit conférer la capacité à résister à la maladie par l'inoculation artificielle d'un bacille tuberculeux inoffensif : le vaccin B.C.G. Plan fixe d'une fiole contenant ces bacilles. 13 années de cultures successives en présence de bile de bœuf ont les rendus inoffensifs et elles sont utilisées en grand nombre en laboratoire pour préparer le vaccin B.C.G. antituberculeux. Cette préparation est présentée à l'écran. Succession de plans rapprochés. Un liquide contenu dans une fiole est versé dans un flacon via l'un des deux orifices un entonnoir hermétique. Cet orifice est, comme le deuxième, rebouché avec une boule de coton puis l'entonnoir est posé sur le bocal contenant les bacilles et préalablement débouché. Le même orifice que précédemment est débouché et un liquide contenu dans un tube à essai est versé via celui-ci dans le bocal. Il est ensuite rebouché puis l'entonnoir est reposé sur le flacon et le bocal de bacille est rebouché. Succession de fondus de transition. Le bocal est fixé à une centrifugeuse qui se met à tourner à grande vitesse. Plans moyens. Son contenu est ensuite versé, via un entonnoir, dans un grand ballon où sont ensuite ajoutées des substances liquides provenant de quatre petits ballons. Plan rapproché de la solution ainsi obtenue. Plan mi-moyen et autres plans rapprochés avec fondus de transitions. Elle est conditionnée dans des ampoules, lesquelles sont fermées hermétiquement par fonte du verre. Ces ampoules sont ensuite elles-mêmes conditionnées avec leur notice dans des emballages fermés par une étiquette mentionnant le nom du vaccin et le laboratoire fabricant. Nouveaux plans moyens et mi-moyens. Afin de démontrer l'efficacité de ce vaccin, la même dose de bacilles tuberculeux que précédemment est inoculée à un veau vacciné et à un veau non vacciné, dans la même ferme que lors des expériences précédentes. Cette inoculation se fait à nouveau par piqûre au niveau de la gorge. L'animal vacciné a parfaitement résisté et, devant lui, l'animal non vacciné est en train de périr.
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La vaccination des bovins
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Dans la pratique, la vaccination se déroule de la façon suivante. Dès la naissance du veau, on local propre et aisément désinfectable doit lui être préparé. Plan moyen et mi-moyen d'un employé de ferme désinfectant la porte de ce local avec un pulvérisateur dont le réservoir se porte sur le dos, puis apportant le veau nouveau-né dans ce local, dont il ferme l'accès par un grillage. Après avoir été recueilli dans un seau auprès d'une vache non tuberculeuse, le lait est donné comme alimentation au jeune veau. Plan rapproché du museau de celui-ci plongé dans un seau de lait par l'employé de ferme. Lorsqu'il a 4 ou 5 jours, le B.C.G., qui contient deux milliards deux cents millions de bacilles, lui est inoculé. Autres plans mi-moyens et rapprochés. Le vétérinaire ouvre la boîte contenant l'ampoule renfermant le vaccin, découpe le col de l'ampoule avec une lime et aspire le vaccin dans le tube de la seringue, tandis que le paysan sort le veau de son local et lui maintient la gueule vers le haut afin de permettre l'inoculation du vaccin au niveau de la gorge. Nouveaux plans moyens. Au bout de 20 jours, le paysan fait sortir le veau immunisé de son local et l'installe avec les autres animaux. Le cheptel est rapidement revacciné chaque année. Un graphique montre les vaccinations et revaccinations effectuées en France de 1924 à 1928.
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Conclusion : les bénéfices de la vaccination des bovins au B.C.G.
[15'00"]
Le film conclut à la réalisation annuelle d'une économie de plusieurs millions de francs grâce au vaccin B.C.G. qui améliore l'état sanitaire des exploitations ainsi prémunies. Il s'achève sur le panorama des vaches broutant dans un pré et sur un carton où apparaît la signature de Jean Benoit-Lévy, entre l'enseigne de l’Édition Française Cinématographique et la mention du siège social de cette société.
[15'39"]

Notes complémentaires


Contributeurs

  • Auteurs de la fiche : Emmanuel Nuss