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Jeudi 16 novembre 2017
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Syphilis et cinéma : la maladie secrète
Le secret, le non-dit, la dissimulation font partie intégrante de l’histoire de la syphilis et, plus largement, de celle des IST. La syphilis avance masquée : d’une part parce que la variété de ses manifestations la rend parfois indétectable par le malade. D’autre part parce qu’elle a longtemps été considérée comme une maladie intime et honteuse qui doit être cachée aux proches : en faire l’aveu est difficile, alors même que la précocité du diagnostic est un enjeu de santé fondamental. Jusqu’à la découverte de la pénicilline, cette clandestinité de la maladie a favorisé le recours à de soi-disant “remèdes secrets”, présentés comme des panacées indolores et d’utilisation discrète. Aujourd’hui encore, la confidentialité et le secret de fonction peuvent mener les praticiens à des dilemmes éthiques, dès lors que la santé de personnes tierces est en jeu.

Les films antisyphilitiques de la première moitié du 20e siècle montrent la maladie mais pas la sexualité, qui doit pudiquement rester dissimulée aux yeux des jeunes gens. Le discours prophylactique qu’ils véhiculent voile autant qu’il ne dévoile : que peut-on dire pour prévenir, que faut-il taire pour ne pas inciter ? Pour les autorités politiques et morales de l’époque, la syphilis apparaît comme une tache d’impureté marquant une population, un opprobre qu’il faut cacher. Les prostituées, que tant de films incriminent, sont dérobées aux yeux de la population, cantonnées dans de discrètes maisons closes, ou reléguées dans la clandestinité. Enfin, la lutte contre la syphilis a motivé des expérimentations pathologiques, elles aussi marquées du sceau du secret.

Informations complémentaires

Adresse
Hôpitaux Universitaires de Genève, auditoire Gustave Julliard
17 rue Alcide-Jentzer
67083 Genève
Suisse
Contact : prof. Alexandre Wenger

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