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Actualités

7-8 June 2018, Max Planck Institute for Human Development, Berlin
Workshop Excess Program final.pdf
Excess images of body, health, morality and emotions across the media
The concept of excess is ambivalent: It can signify phenomena ranging from certain religious practices to drug abuse to aspects of consumer culture; it can be an empowering self-description or a stigmatizing judgment. This openness is also reflected in a variety of closely related terms that are sometimes shared by multiple languages, such as "ecstasy," "exstase," and "Ekstase" in English, French, and German, but which might also be associated with divergent concepts like "frenzy," "ivresse," or "Rausch." The workshop seeks to analyze these facets of excess and asks how excess has been perceived and constructed in different media. It aims to explore how images of the body, health, morality and emotions varied over history, across cultures, and how the media themselves have contributed to the ways in which the concept of excess has been shaped and used.

A defining feature of excess is its liminality: It generally denotes some kind of transgression and is in this sense a relational term, referring to a normative order that has been exceeded. Often excess evokes negative associations like abundance and waste. In terms of the body and health, exhaustion, burn-out, addiction and overconsumption are phenomena that usually come to mind. Nevertheless, the transgressive dimension of the excessive, like the related concept of ecstasy, has also been seen in a positive light, viewing overflow and boundlessness as productive, enabling forces that can release unexpected potentials and bodily resources.

Defining what constitutes excess is thus itself a matter of measurement, bound up with the negotiation of social limits and norms. As a cultural practice, excess and how it is defined are closely connected to changing ideas about the body, health, and emotions. Definitions of excess based on ancient affect theory differ from nineteenth-century conceptions based on thermodynamic models of bodily functions; mechanical views on the body and its "drives" took a different perspective on the risks of overflow and abundance than did models focused on energy and nerves. Nevertheless, moral panics about practices like new styles of dancing, forms of collective leisure or party cultures labeled excessive have often been based on similar discourses that can be traced back to pre-modern times. Finally, during the twentieth century, understandings of health underwent considerable changes, shifting from a focus on protection against disease to an understanding of actively preserving and securing health. This, too, had implications for conceptions of what constitutes excess.

How are different understandings and measurements of risk and security reflected in varying conceptions of excess? How can contemporary conceptions of the "preventive self", the "exhausted self", or the "stressed self" be confirmed, challenged, extended through historical perspectives on excess? What do diverse images and practices of excess tell us about the cultural formation of health norms and how these norms are intertwined with moral norms and emotional practices? In which historical and cultural contexts has excess been portrayed as a figure of growth, overgrowth, or regeneration? Which sciences and fields of knowledge have historically informed images of excess?

The two-day workshop seeks to explore these questions. It places a special focus on the media through which excessive practices are portrayed and how images of excess vary or circulate across different media, such as printed texts, photographs, different film genres and television. How have these mediums themselves shaped and (re)negotiated concepts of body, health and emotions? In what ways was the medium itself part of or seen as constituting an excessive practice? Considering visual media played an increasingly important role in the run of the twentieth century, analyses of visual material are particularly welcome.

A central goal of the workshop is to open up an international exchange and to connect perspectives from the history of science, the history of emotions, the history of the body and media history in order to shed new light on a history of health as a cultural history.

For more information on the ERC BodyCapital project (new website): https://bodycapital.unistra.fr/

For registration or information on attending the workshop: Schnädelbach, Sandra <schnaedelbach@mpib-berlin.mpg.de>

The event is part of the research project "The Healthy Self as Body Capital: Individuals, Market-Based Societies, and Body Politics in Visual Twentieth Century Europe" funded by the European Research Council under the European Union's Horizon 2020 research and innovation programme (Advanced Grant agreement No 694817) led by Christian Bonah (University of Strasbourg) and Anja Laukötter (Max Planck Institute for Human Development, Berlin).

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Appel permanent
La plate-forme numérique d'enseignement et de recherche MedFilm est une initiative collaborative hébergée par l’Université de Strasbourg.

Toute personne qui souhaite participer à la constitution de la base de données, au repérage de films utilitaires médicaux et sanitaires ou à la rédaction de notices de films est invitée à nous contacter à : medfilm@unistra.fr. Les contributions pourront être publiées sous réserve de validation par notre équipe.

Les informations contenues sur la plate-forme MedFilm sont validées de manière académique avant leur publication par les responsables éditoriaux de MedFilm. Les rédacteurs sont reconnus et mentionnés comme auteurs des textes produits.

Les collaborations peuvent se faire ou bien à partir de films déjà repérés par nos soins ou bien à partir de suggestions extérieures. Ces dernières doivent concerner des films utilitaires / inédits pour lesquels nous pouvons obtenir une autorisation de mise en ligne restreinte.

Les responsables de MedFilm souhaitent que le site soit mentionné (medfilm.unistra.fr) quand une communication ou une publication s’appuie sur les films qu’il met en ligne ou le contenu des notices afférentes.

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Événements antérieurs [+]

Du lundi 19 au mercredi 21 février 2018
CC-6926 Broadcasting health & disease conference Poster v3 ext.pdf
Émission(s) de santé. Corps, marchés et télévision, 1950-1990
Depuis les débuts de la télévision, des sujets relatifs à la santé et au corps sont présentés et diffusés dans la sphère publique sous une multitude de formes qui vont de courts-métrages inclus dans des programmes d’éducation à la santé à des émissions de télévision scolaire en passant par des programmes de formation professionnelle, des publicités, des documentaires, des émissions de téléréalité et des journaux télévisés, mais aussi sous forme de cassettes VHS additionnelles et autres formats vidéo similaires qui circulent dans les sphères publique et privée. Qu’il s’agisse de la retransmission en direct d’opérations chirurgicales impressionnantes ou de comptes-rendus de scandales liés à des médicaments dans les années 1950 et 1960, d’émissions participatives d’entrainement à l’aérobic ou de documentaires militants sur le SIDA dans les années 1980, les corps et la santé à la télévision, et plus précisément la corrélation entre l’histoire de la santé et des corps et celle des différents formats TV, n’ont pas encore été étudiés en détail. Nous formons l’hypothèse que ces documents audiovisuels ne sont pas conçus simplement comme un miroir ou l’expression de ce qu’ils observent mais qu’ils doivent être considérés comme une force performative interactive et spécifique des sociétés de média de masse.

Broadcasting Health and Disease PROGRAMME 180118.pdf
Programme et organisation
Ces trois jours de congrès ont pour objectif d’examiner comment les émissions de télévision dans leur multiplicité ont abordé des questions comme le progrès médical et ses limites, ce qu’est un comportement sain ou de nouvelles formes d’exercice physique en les adaptant à une programmation et à des formats télévisuels. On en trouve un exemple particulièrement parlant dans le mouvement aérobic qui, né aux États-Unis, est arrivé à la télévision en Europe au travers d’émissions comme Gym Tonic (à partir de 1982) en France, Enorm in Form (à partir de 1983) en Allemagne ou The Green Goddess sur BBC Breakfast Time (à partir de 1983) en Grande-Bretagne. Même si ces émissions étaient contemporaines les unes des autres et similaires, le contexte national de leur diffusion diffère. Le congrès cherchera à analyser comment la télévision et ses différents formats, avec leurs évolutions, ont rendu compte et mis en scène les corps, la santé et, pour reprendre l’exemple ci-dessus, la bonne forme physique, dans une perspective locale, régionale, nationale et internationale. Il s’agira de voir non seulement comment les spectateurs ont été invités à former des publics consommateurs de télévision mais également comment les émissions et les schémas télévisuels les ont intégrés et ont parfois fait semblant de les transformer en participants aux émissions. Les programmes de télévision ont répandu l’idée que les sujets avaient la capacité de façonner leur propre corps.

En outre, nous prendrons en compte l’évolution de l’éditorialisation et de la mise en scène télévisuelle sur le long terme, notamment dans sa focalisation sur l’intime et son adaptation à la logique consommateur/marché. Nous souhaitons interroger les effets que ces différents aspects ont eus sur l’information préventive et sur les messages concernant les techniques sanitaires et médicales de l’époque qui ont été diffusés. Le congrès contribuera à une meilleure compréhension du rôle que la télévision en tant que média visuel moderne de masse a joué dans ce qui peut être considéré comme la transition d’un paradigme de santé publique biopolitique national au début du vingtième siècle à des formes sociétales à la fin de ce même siècle, période à laquelle une vie meilleure et plus saine est de plus en plus façonnée par des forces de marché.

Le congrès se tiendra du 19 au 21 février 2018 au Wellcome Trust à Londres EN ANGLAIS. Le congrès est organisé par le groupe de recherche ERC-BodyCapital et accueilli par Wellcome Collection.

Le projet Le soi sanitaire comme capital corporel : individus, sociétés de marché et politiques corporelles dans une Europe audiovisuelle du 20e siècle (BodyCapital) est dirigé par Christian Bonah de l’Université de Strasbourg en collaboration avec Anja Laukötter du Max Planck Institute for Human Development de Berlin. Il est financé par l’European Research Council (ERC) dans le cadre d’Horizon 2020, le programme de recherche et d’innovation de l’Union Européenne (Advanced Grant agreement No 694817).

Le comité scientifique :

  • Christian Bonah (Université de Strasbourg)
  • Anja Laukötter (Max-Planck-Institute for Human Development, Berlin)
  • Tricia Close-Koenig (Université de Strasbourg)
  • Sandra Schnädelbach (Max-Planck-Institute for Human Development, Berlin)
  • Angela Saward (Wellcome Collection, London)
  • Tim Boon (Science Museum, London)
  • Virginia Berridge (London School of Hygiene and Tropical Medicine)
  • Alex Mold (London School of Hygiene and Tropical Medicine)

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Du jeudi 23 au samedi 25 novembre 2017
AFFICHE INEDITS Web.pdf
27e rencontres européennes d'Inédits
L’Association INEDITS est une association européenne créée en 1991 pour encourager la collecte, la conservation, l’étude et la mise en valeur des films amateurs. Elle regroupe aujourd’hui des associations, des institutions ou des particuliers. En 2017, elle compte une quarantaine de membres issus de plusieurs pays européens (France, Grande Bretagne, Italie, Luxembourg, Monaco,Pays-Bas, RépubliqueTchèque). Ses membres se retrouvent chaque année pour échanger sur leurs pratiques, autour d’interventions d’universitaires ou de témoins et découvrir des films ou des spectacles conçus à partir de films amateurs.

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Jeudi 16 novembre 2017
Flyer syph cin2.pdf
Syphilis et cinéma : la maladie secrète
Le secret, le non-dit, la dissimulation font partie intégrante de l’histoire de la syphilis et, plus largement, de celle des IST. La syphilis avance masquée : d’une part parce que la variété de ses manifestations la rend parfois indétectable par le malade. D’autre part parce qu’elle a longtemps été considérée comme une maladie intime et honteuse qui doit être cachée aux proches : en faire l’aveu est difficile, alors même que la précocité du diagnostic est un enjeu de santé fondamental. Jusqu’à la découverte de la pénicilline, cette clandestinité de la maladie a favorisé le recours à de soi-disant “remèdes secrets”, présentés comme des panacées indolores et d’utilisation discrète. Aujourd’hui encore, la confidentialité et le secret de fonction peuvent mener les praticiens à des dilemmes éthiques, dès lors que la santé de personnes tierces est en jeu.

Les films antisyphilitiques de la première moitié du 20e siècle montrent la maladie mais pas la sexualité, qui doit pudiquement rester dissimulée aux yeux des jeunes gens. Le discours prophylactique qu’ils véhiculent voile autant qu’il ne dévoile : que peut-on dire pour prévenir, que faut-il taire pour ne pas inciter ? Pour les autorités politiques et morales de l’époque, la syphilis apparaît comme une tache d’impureté marquant une population, un opprobre qu’il faut cacher. Les prostituées, que tant de films incriminent, sont dérobées aux yeux de la population, cantonnées dans de discrètes maisons closes, ou reléguées dans la clandestinité. Enfin, la lutte contre la syphilis a motivé des expérimentations pathologiques, elles aussi marquées du sceau du secret.

Informations complémentaires

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